Au détour d’une conversation, l’idée est née d’allier Big’Up Cyclean et la pratique du Yuan Gong Qigong de Ren Xue afin de proposer des sorties ensemble sur les plages de Mimizan (40), dans les Landes.
Idée complètement cohérente et qui me réjouit car elle est parfaitement alignée sur mes valeurs profondes : le mouvement #imnodino que j’ai lancé lors de la sortie de mon roman La Lumière du dinosaure, avait pour objectif de regrouper les acteurs œuvrant à la préservation de l’environnement, à une éducation alignée sur des valeurs de coopération et de partage, et à l’unification entre nos actes et nos paroles, entre nous et « les autres », entre l’homme et la nature. Ren Xue promeut le même élan, la même vision.
Au programme de ces sorties ? Au-delà de la balade en vélo permettant d’aller là où seuls la mer et le sable nous entourent et nous permettent d’oublier le reste du monde, une première phase éducative et engagée : un ramassage de déchets suivi d’un petit quiz afin de sensibiliser les participants à la pollution marine et à l’impact de notre consommation sur le monde fragile qui nous entoure et donc sur les êtres humains que nous sommes. Ensuite, une session de Yuan Gong Qigong, le Qigong créé par Yuan Tze et partie intégrante du système de cultivation de la vie qu’est Ren Xue. Se laisser guider par le moment, les sensations, les éléments et se sentir en vie, « empuissancé » dans notre humanité.
Pourrait-on rêver d’un meilleur cadre pour revenir à soi, s’imprégner de l’instant présent et s’unifier à la nature, puissante et majestueuse qui nous enveloppe alors ?
Merci à Christophe et à toute l’équipe de Big’Up !
Depuis des mois, je me dis que je vais écrire un post sur ce sujet… avant de me raviser aussitôt : « non, j’ai bien autre chose à faire ! », « il y a plus important ! », « c’est ridicule de s’agacer pour cela ! ». Mais tous les jours, la vie met des petits sacs sur mon chemin – comme le petit Poucet semait des cailloux – ou des morceaux de pain en fonction des versions – afin de pouvoir rentrer chez ses parents. Sauf qu’ici, ces sachets ne sont pas là pour me sauver mais pour déclencher en moi, à tour de rôle – ou de concert – agacement, abattement, incompréhension et une profonde lassitude.
Je m’explique : j’ai la grande chance d’habiter dans une petite ville très peu peuplée dix mois sur douze et saturée en été. Ici, beaucoup de nature, et toute l’année l’océan et la forêt bercent notre quotidien. Partout des affiches, des messages nous rappelant la fragilité de notre écosystème et nous incitant à préserver notre environnement. Et souvent, juste à côté, on rencontre un distributeur de sacs plastiques pour ramasser les excréments de nos amis à quatre pattes.
Photos réalisées sans trucages 🙂
Lorsque ces petits sacs à crotte ont été mis en place, j’habitais Paris et déjà, j’étais perplexe. Du plastique pour ramasser quelque chose qui ne pollue pas et qui est naturel ? C’est cocasse. Mais il est vrai que notre Capitale est (mal) réputée pour ses crottes de chien et que les ramasser peut s’avérer très justifié pour toute une panoplie de raisons. Mais ici, dans les Landes, sur la plage, dans la forêt…? Est-il vraiment nécessaire de ramasser les déjections canines et de les empaqueter dans du plastique ? Pour peu que ce ne soit pas dans un endroit trop passager ou « dérangeant » (trottoir, parking, rues), ce geste de civisme 2.0 est-il réellement justifié ? Quid du bénéfice/risque ? Sarcasme très léger.
Admettons que ce soit justifié : nous entrons donc maintenant dans la zone délicate qui me fait bondir. Si l’on décide que les crottes de chien polluent notre environnement (que ce soit visuellement ou en raison d’un risque virulent de marcher dessus et de souiller ses souliers…) et que l’on souhaite les ramasser, soit. Dans ce cas, nous sommes bien d’accord que l’on doit aller jusqu’au bout de son geste et donc, une fois rempli, transporter ledit sac en plastique jusqu’à la poubelle la plus proche ? Parce que c’est là que je bugge : je ne m’explique absolument pas pourquoi, tous les jours, je croise (et ramasse lorsque je le peux) des sacs « pleins », posés çà et là, au gré des déambulations canines et humaines. N’importe où. Sur les chemins, les voies piétonnes, dans des endroits très incongrus (a moitié enterrés parfois !), sur la plage ou sur des sentiers forestiers et même jusque dans les bacs à fleur de la commune !
Alors, je souhaiterais que l’on m’explique : des propriétaires canins font l’effort de ramasser les déjections de leur chien, ferment leur petit sachet et… le laissent par terre avant de partir, le cœur ouvert et l’âme légère de ceux ayant accompli une bonne action ? Et le sac reste là, à la merci des embruns, du vent, de la pluie, prêt à être soufflé pour finir dans l’océan…? Ça me dépasse totalement.
À quelle étape arrête-t-on de penser ? Quand peut-on commencer à questionner si ce ne sont nos valeurs profondes, mais au moins nos gestes les plus courants ou nos petites initiatives ? Ici, en l’occurrence, le médicament est pire que la maladie : en été, ce sont des centaines de sacs en plastique que l’on retrouve partout, disséminés ça et là comme des œufs en période pascale ! Ces sacs sont bien PIRES que les déjections canines dont ils veulent nous protéger car elles, n’ont que le tort d’impacter notre petit confort personnel.
Dans le système de cultivation de la vie que je suis (du verbe Suivre, et que j’essaie d’Être…) au quotidien et que j’enseigne – Ren Xue pour ne pas le citer – il est dit que l’on peut trouver l’inspiration dans tout ce qui nous entoure, même dans une « vulgaire » crotte de chien. C’est chose faite. Merci donc à vous, déjections. Merci à vous propriétaires inconsistants. Et si nous avancions maintenant ? Et si nous jouions à aligner nos gestes sur notre notre esprit ? Et pour ce faire, questionnons parfois la cohérence des actions que nous entreprenons. Sans cela, comment espérer créer un monde ayant véritablement un sens ?
En cette rentrée marquée par un rythme trépidant et des accélérations incessantes et plus que surprenantes, je vous propose des moments, des cercles, des espaces dans lesquels vous pourrez prendre le temps de vous poser, de revenir à vous, de créer l’espace nécessaire pour vous entendre respirer, pour entendre la vie qui joue en vous, à travers vous.
Plus que jamais, découvrir et pratiquer Ren Xue est indispensable pour donner un sens à tout ce qui se passe autour de nous. Je me pose la question tous les jours : comment serait ma vie si je n’avais pas croisé le chemin de Ren Xue ? Ah, ce genre de question peut emmener très loin… En tout cas, je suis pleine de gratitude d’avoir eu le privilège de découvrir les « outils » proposés et offerts par Yuan Tze. Une véritable mine d’or pour cheminer avec sens et se rappeler à notre humanité profonde. Nous sommes tellement plus que ce que nous croyons. Le monde est tellement plus grand, tellement plus beau, tellement « autre » que ce que nos pensées restreintes et préconçues ont façonné. S’ouvrir à ce que nous ne pouvons concevoir est un premier pas sur ce chemin… « Vider sa tasse » est essentiel pour pouvoir la remplir à nouveau… Créer l’espace en soi pour accueillir…
Inspirez, vous êtes en vie ! Expirez, nous ne sommes qu’un…
Ce soir, j’ai reçu le partage d’un lecteur de La Lumière du dinosaure.
Je tenais à le remercier, et à vous remercier par la même occasion, vous tous qui avez partagé votre ressenti suite à la lecture de ce roman.
Pour un auteur, pour moi en tout cas, recevoir des retours est si important. Sortir un livre, c’est un peu comme jeter une bouteille à la mer. On écrit un message, quelque chose d’essentiel, d’existentiel, d’assez crucial à nos yeux pour qu’on y passe des heures, des mois voire des années et un jour, on l’envoie en priant pour que le courant le mène jusqu’à la bonne personne. On ne sait jamais si quelqu’un trouvera cette bouteille. Mais on y croit. On prie. On rêve…
Et lorsqu’un jour, sans prévenir, on reçoit un retour, ça a le goût du miracle. Et ça ne le fait pas qu’une fois, ça le fait à chaque fois qu’un lecteur prend le temps d’écrire pour partager son ressenti, son sentiment, ses réactions. Il est touchant de lire ces retours. Ils sont parfois succincts, parfois plus longs… Parfois timides, parfois entiers, vindicatifs ou enragés. Mais ils ont tous en commun d’être beaux. Beaux parce qu’ils sont un trait d’union entre deux êtres humains, un lien entre une seule humanité.
Merci à vous tous qui m’écrivez.
Le Dino vit grâce à vous !
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Merci beaucoup Florian pour ton joli message.
« La lumière du dinosaure est un roman à taille humaine. Un jeu d’ombre et de lumière, où la grande problématique écologique est diluée dans le temps simple du quotidien. Flore parvient à aborder cet enjeu majeur sans moralisme ni supériorité, elle parle à ces hommes et ces femmes qui doutent devant les transformations du monde qu’ils lèguent à leurs enfants. À travers la lecture de ce livre, l’héroïne nous décomplexe, et transforme le doute en un dialogue sincère et salutaire. Je recommande. »
La vie n’offre-elle pas pourtant des prétextes constants nous amenant à résister ? Résister à ce qui va contre nos idées, nos plans, nos envies, nos attentes, quelles qu’elles soient ? Il y a des choses que l’on peut changer, d’autres qu’on ne peut pas. Et si nous pouvions avoir le recul, la clarté d’esprit de voir ce qui est, dans sa totalité ? Arriver à voir en dehors du prisme restreint proposé par les schémas (Attentes figées, Vision Polarisée, Entêtement…) en place dans notre système de référence ?
Ce matin, je me surprends à être « déclenchée » par une nouvelle reçue, sans grande importance somme toute. Mais elle fut suffisante pour déclencher une montée d’émotion en moi, un agacement, une frustration : des schémas me sautent aux yeux. Je me ressaisis. Respire. Reviens à moi. Applique ce que j’apprends depuis des années maintenant.
La pratique de Yuan Gong et les Théories du système Ren Xue permettent de voir de mieux en mieux ce qui se passe à l’intérieur de nous, de surprendre nos réactions, de plus en plus tôt, afin qu’elles nous épuisent de moins de moins. Elles permettent de transformer ce qui peut l’être et de voir ce qui doit être accepté, car ne pouvant être changé.
Accepter, s’unifier à la paix.
C’est un chemin passionnant, qui se fait main dans la main (ou plutôt, cœur à cœur) avec la Vie !
Dans Ren Xue, chaque pleine lune est l’occasion d’aborder ensemble un schéma du comportement et/ou de la conscience, de méditer dessus, de revenir en soi, encore et toujours.
Ces lunes sont des moments de partage pour toute la communauté, elles nourrissent le Qifield, le champ d’énergie collective. Ces points récurrents dans le calendrier sont l’occasion de grandir, d’apprendre, d’élargir notre compréhension d’un thème ou d’un schéma développé dans les enseignements donnés par Yuan Tze ; ils sont également l’occasion de rassembler la communauté des pratiquants Ren Xue, élèves et enseignants.
En cette pleine lune, le thème est le schéma de la négativité.
Une rencontre autour d’un café, un cercle, un échange, un partage entre des êtres concernés et sensibles aux « échos de la Terre qui pleure ».
Le temps est glacial et le ciel bleu. Nous nous retrouvons ce samedi matin, en toute informalité autour de tisanes et de cafés pour parler de notre être au monde. Des personnes qui n’ont pour point commun que leur lieu de vie ont répondu présent à cette proposition lancée par Anaïs et moi.
Le but ? Échanger autour du sujet qui nous motive toutes les deux à mettre en place nos ateliers, à travailler si dur depuis des années pour comprendre, avec nos sensibilités respectives, ce qui se passe dans la tête, ou plutôt dans le cœur, des Hommes de cette belle planète qui est la nôtre en ces temps si propices à l’introspection.
Nous sommes une petite dizaine à partager là où l’on en est, notre parcours, notre questionnement, nos aspirations, nos incompréhensions, nos blessures et nos peurs aussi. Magie de ce thème craint par beaucoup, nous rentrons tout de suite dans le vif du sujet. Très courte entrée en matière et l’on plonge immédiatement dans le grand bain, en eaux troubles et profondes. Pas de blabla, un échange cœur à cœur ; beau, sincère, humain.
Le monde a besoin de tels moments. Ils nourrissent, aident à grandir, relient.
Lors de ces instants, je me sens à ma place. Gratitude profonde.
L’été bat son plein. Les touristes sont là et les orages grondent très fort en ce mois d’août. Il pleut beaucoup. Rien à voir avec l’été dernier qui fut brûlant et durant lequel notre forêt a flambé. Ici du moins il pleut un peu, car ça flambe toujours ailleurs.
Je prépare la rentrée, partage le Qigong avec joie et croise le chemin de belles personnes en quête de sens et de profondeur. J’entends également le murmure d’un nouveau roman qui frappe à la porte de mon cœur ; prépare un atelier de Travail qui Relie avec une magnifique amie qui, elle aussi, fait de la protection de la vie son quotidien ; et j’approfondis encore et toujours le Qigong & Ren Xue qui me permettent de rester alignée, claire, présente à moi et au monde.
Que faire de plus dans un monde où tout semble s’emballer ? Je ne peux que ralentir, arrêter de vouloir faire plus et œuvrer à faire mieux. Œuvrer à être surtout, à chaque seconde. Comment ? En me rapprochant de moi, de qui je suis véritablement, en écoutant le son de mon âme au-delà du brouhaha du monde. En identifiant mes schémas, en les transformant pour être en conscience à chaque instant et ce, pour que toute action entreprise soit percutante, résonne avec justesse et puisse avoir un puissant écho à l’extérieur de moi.
Retour à soi, au Vrai Soi, pour revenir au monde. Avec honnêteté, justesse et clarté.
La traversée qui relie, atelier d’éco-psychologie dans les landes
Je suis tellement heureuse de proposer, avec mon amie Anaïs Bouzon, un stage de 4 jours pour se reconnecter à soi et au vivant, traverser ses émotions ensemble et sentir les échos de la terre en nous.
Tu es »écoanxieux/se »? (on dit comme ça, il parait..:) ou, si tu n’aimes pas les étiquettes : l’état du monde te retourne l’estomac et tu te sens impuissant.e, triste, dévasté.e ? Tu as lu La Lumière du dinosaure et plein d’autres trucs et tu voudrais aller plus loin ? Tu as profondément envie de te connecter à toi, aux autres ? Tu as entendu parler du Travail qui relie (TQR) et tu te dis qu’il serait peut-être temps de t’offrir ce moment précieux pour aller de l’avant ?!
Cette douce parenthèse est faite pour toi !
Avec les outils du TQR et les nôtres : le Yuan Gong Qigong et la méditation pour moi, l’innerdance, le chant, la danse libre pour Anaïs, nous vous préparons 4 jours pour prendre soin de vous, de nous tous, du grand Tout !
Cerise sur le gâteau, nous serons accueilli.e.s dans un très, très joli lieu : le BACCARA LODGE à Arengosse (40).
Je reviens d’une semaine incroyable au Village des Pruniers à l’occasion de la retraite Terre, organisée par le Village et les Gardien.ne.s de la Terre. Nous avons cheminé ensemble pendant une semaine, partagé des moments incroyables, des Dharmas talks tellement riches et profonds. Nous avons échangé, nous sommes rencontrés, tous poussés par un même élan : celui de ralentir, se poser, réfléchir et respirer au rythme de la Terre. Avec la Terre. Avec la Terre en nous. Dans notre cœur.
Lors du solstice, nous avons eu l’honneur et l’incroyable privilège de partager un moment exceptionnel avec des personnes venues d’autres continents pour partager leur sagesse, leur humanité et leur inquiétude face à l’état du monde et à la folie des hommes. Cette soirée fut exceptionnelle, rythmée par l’eau et le feu. Les chants et le ciel. Les étoiles et les étincelles.
Merci pour ces beaux moments qui m’ancrent encore plus fort sur notre Terre si belle, si riche et si naturellement magique.