Coup de gueule

Le titre de trop. Mais quelle indécence !

Se rend-on compte de ce qui est en jeu ?

Ci-dessous, un print-screen d’une page du Figaro lue ce jour. Comment osent-il écrire cela ? Comment ose-t-on ne pas réagir ? Il est plus que temps de se réveiller !

Ce qui est en jeu, c’est la VIE. La vie des êtres humains, de nos enfants et de leurs descendants ; de la biodiversité ; de la nature ; de la vie telle que nous la connaissons.

Entendre parler de PIB comme conséquence de l’inaction est à vomir.

Arrêtons d’accepter ces discours sans empathie, détachés de notre humanité : il est plus que temps que chacun prenne conscience du fait qu’être humain, qu’on le veuille ou non, nous lie à la nature. Sans elle, nous ne sommes plus. Nous sommes la nature.

Et aujourd’hui, la nature agonise. Et nous faisons donc de même.

Le PIB rira bien lorsque le dernier homme s’éteindra.

J’inspire. J’expire.

Journée JOCOSO #1

Une journée JOCOSO, c’est quoi ? C’est une journée Joyeuse, Conviviale et Solidaire. Euh, OK, mais encore ??

Le but de Greenosity est de passer à l’action. On veut semer des graines. Partout. Tenter des expériences. Et toutes les occasions sont bonnes pour parler de la mise en place (ou de l’existence pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, oups !) de la Transition, des solutions locales, durables, de l’urgence climatique et environnementale…, bref de tout ce qui devrait être notre nouveau quotidien.

Donc, avec Vertitude (l’association locale de toutes les aventures qui vont dans le bon sens :), nous avons surfé sur l’occasion d’une belle rencontre (Fanny pour ne pas la nommer qui dispose d’une ludothèque mobile et qui nous a préparé une super après-midi jeux à la ferme avec les enfants il y a quelques semaines) et nous lui avons proposé d’organiser une journée JOCOSO, i.e. une journée jeux de société, ouverte à tous de 0 à 99 ans, autour de laquelle se grefferont une gratiferia (le don, l’échange, rappel des valeurs de base), une banque de graines gratuite (semer je vous dis, coûte que coûte!), et de doux en-cas et boissons (bio, locaux, faits maison)… Sur ces activités, nous saupoudrerons une dose de Transition, quelques grammes de local, deux cuillères à café de solidaire, et un zest de durable.

Mais quelle drôle d’idée ? Et pourquoi pas ? Notre but est de semer là où ça ne pousse pas forcément, il faut donc penser de nouveaux formats pour toucher un public qui ne viendrait pas forcément aux Moments de Partage Citoyens du café associatif local. Des gens pour qui bio, c’est bobo. Il faut rêver de nouvelles façons de vivre, de mélanger les individus, les âges, les envies pour créer un monde équilibré et solidaire.

Nous débrieferons cette première édition !

JOCOSOeument vôtre,

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Moment de Partage Citoyen

Allez, ça se précise un peu… Je tâtonne sur le concept, mais il se dessine petit à petit.

Demain, seconde rencontre renommée Moment de Partage Citoyen autour de l’Urgence Climatique et Environnementale.

Ce que j’attends de ce moment ? Qu’on y parle de l’actualité bien sûr. Locale, nationale ou internationale.  Mais également, qu’on partage nos questionnements, nos envies, nos peurs, nos blocages… Nos espoirs aussi. En toute humanité, sans jugement.

Pourquoi ? Surtout pour ne pas être seul face à la prise de conscience de l’Urgence Climatique. Elle est nécessaire mais elle est violente, douloureuse et effrayante.

On fera le point demain.

Et pour conclure, Greta Thunberg a tout dit lors de la COP24 – Bravo mademoiselle, Inspiring young lady

https://www.facebook.com/watch/?v=2349935578421688

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Petits pas de Septembre VS 42 noms

Allez, Greenosity chauffe car les températures montent…

Les petits pas sont « petits », mais ils ont le mérite d’être des pas. Ils vont dans le bon sens alors, mieux autant en parler :

Au niveau local, nous avons donc été quelques-un(e)s à marcher le 8 septembre dernier et d’autres (ou les mêmes ?) à ramasser les déchets sur la plage non loin de chez moi samedi 15/9. Tenaces et idéalistes, nous remettrons cela le 13/10 prochain.

Au niveau national et international ? Nous avons également marché le 8/9 (https://riseforclimate.org/). Et nous avons également ramassé les déchets sur toutes les plages du monde le 15 (https://worldcleanupday.fr/).

Bref, lorsqu’on fait les comptes, ça fait un certain nombre d’individus qui se sentent concernés par notre futur proche, mais c’est bien loin de faire le compte… Ce week-end, en France, c’était la journée du patrimoine et au vu des chiffres de la journée, il faut croire que l’histoire a plus d’intérêt que l’avenir. Étrange et amer constat.

Pendant ce temps là, juste avant que les éléments se déchaînent (https://www.midilibre.fr/2018/09/16/les-images-inouies-de-la-violence-du-super-typhon-mangkhut,4699023.php), 42 députés de notre bien chère France ont voté de concert le maintien du Glyphosate qui tue et continuera donc, grâce à eux, de tuer…

42 noms qu’il ne faut pas oublier. 42 personnes qui apparemment tiennent plus à l’argent qu’à la vie humaine. Mais comment est-ce donc possible ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des êtres humains ? N’aiment-ils pas eux aussi des gens, des parents, des enfants ? Sont-ils réellement sans cœur ? Des questions naïves qui pourtant ont lieu d’être, n’est-ce pas ? Et nous, Citoyens dotés d’un cœur, que faisons-nous face à ce qui n’est rien d’autre qu’une trahison de notre espèce et de la nature au sens large ? Laissons-nous faire ?

En tout cas, ces 42 noms, ils me restent en travers de la gorge. Ils font mal. Ils me donnent honte.

Bérangère Abba (https://www.facebook.com/berangereabbadeputee52) (LREM)
Gabriel ATTAL (LREM)
Laetitia Avia, députée de Paris (LREM)
Florian Bachelier (LREM)
Didier Baichère (LREM)
Sophie Beaudouin-Hubiere (https://www.facebook.com/SophieBeaudouinHubiere) (LREM)
Bruno Bonnell (LREM)
Jean-Jacques Bridey (LREM)
Stéphane Buchou (LREM)
Fabienne Colboc (LREM)
Frédéric Descrozaille (LREM)
Christelle Dubos, Députée de Gironde (LREM)
Coralie Dubost (LREM)
Jean-Luc FUGIT (LREM)
Stanislas Guerini (LREM)
Danièle Hérin (LREM)
Guillaume Kasbarian (LREM)
Célia de Lavergne (LREM)
Nicole Le Phei (https://www.facebook.com/NicoleLePeih5603) ( (LREM)
Marie Lebec (LREM)
Jean Claude Leclabart votre Député (LREM)
Martine Leguille Balloy (https://www.facebook.com/martine.leguilleballoy) (LREM)
Roland Lescure (LREM)
Monique Limon – Députée République En Marche – 7ème circo de l’Isère (LREM)
Laurence Maillart Méhaignerie (LREM)
Graziella Melchior (LREM)
Amélie de Montchalin (LREM)
Jean-Baptiste Moreau (LREM)
Cendra MOTIN – La République En Marche (LREM)
Zivka Park – Députée 9ème circonscription Val d’Oise (LREM)
Patrice Perrot- Député de la Nièvre (LREM)
Anne-Laurence Petel (LREM)
Béatrice Piron – La République en Marche(LREM)
Marie-Christine Verdier-Jouclas, Députée du Tarn (LREM)

Jean-Yves Bony (https://www.facebook.com/jeanyves.bony.165) (LR)
Gilles Lurton (LR)
Jérôme Nury (https://www.facebook.com/jeromenurydepute) (LR)
Alain Ramadier (https://www.facebook.com/alainramadier) (LR)

Bruno Millienne, député des Yvelines (MODEM)
Nicolas Turquois (MODEM)

Thierry Benoit (UDI)
Lise Magnier (UDI)

Des idées pour ne jamais les oublier ? Je suis preneuse.

glypho

Source photo : https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/10620/monsanto-empoisonne-largentine-avec-ses-pesticides

***

19/9 Suite de ce sujet : des # circulent : #UNJOURUNTRAITRE / #balancetongly

3, 2, 1…

Bon, ça y’est de mon côté, ça se met en place : dès la rentrée je lance un Rendez-Vous Local pour « réfléchir ensemble » !

ça ne peut plus attendre que je me juge assez « prête », assez « informée », assez « pointue »… C’est comme être parent : « on ne sera jamais assez prêt ! A un moment, il faut se lancer ! » Donc, je ne suis sûre de rien, la route est mal éclairée, pleine de brouillard mais je discerne un petit chemin qui me tend les bras. Et j’ai envie de le suivre.

Le Comment ? Qui ? Pourquoi ? Où ? est en train d’être travaillé…

Si vous aviez un groupe local qui se créait près de chez, qu’aimeriez-vous voir traité ? De quoi souhaiteriez-vous discuter ? Quels sujets ? Quelles actions ? Tous vos apports, vos envies, vos idées sont les bienvenus pour m’aider à bâtir mes fondations !

Merci et que l’été vous soit doux,

 

 

Envie ? Besoin ? Et si…

L’envie… Le besoin… Qu’est-ce que ça veut dire ici et aujourd’hui ? Tendez l’oreille… Partout, on parle de ce dont on a envie, de ce dont on a (ou croit avoir) besoin, de ce qu’on aura bientôt ou de ce que l’on vient d’avoir (en attendant la suite). De péché capital à perte du bon sens, il n’y a qu’un pas…

Et si… et si nous changions d’axe ? Et si nous (ré)apprenions à avoir envie d’apprécier ce que nous sommes, ceux qui nous entourent, notre vie ? Et si nous exploitions encore et encore tout ce que nous avons déjà et dont nous avons parfois oublié l’existence ? Et si nous partagions ce que nous (s)avons ? Et si nous échangions nos (s)avoirs avec des individus qui, comme nous, privilégient l’expérience à l’acte d’achat ?

Et si l’envie, c’était d’aller vers l’autre pour mieux revenir à soi ?

Et si le besoin, c’était de prendre le temps d’apprécier d’être et de respirer ? Lentement. Posément.

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*   ACTION !   *

  • Et si aujourd’hui, je rédigeais une belle liste d’envies et de besoins que je sens vivants en moi et puis – qu’en toute honnêteté (ça ne regarde que moi…) – je supprimais de celle-ci toutes les notions dictées par la société, par les autres, par le « il faut que » et le « c’est comme ça » pour ne conserver que ce qui fait réellement écho à l’Homme que je suis ou que je veux être ?
  • Et si je m’entraînais à reposer tout achat impulsif ? Demain, j’en repose 1, puis 2, puis 3… Le plus dur c’est d’en avoir conscience. Comment faire ? Posez-vous ces questions : en ai-je vraiment besoin ? Serais-je vraiment « mieux » après l’avoir acheté ? [Et moi, je parie que ce sera l’inverse, vous serez mieux après n’avoir PAS acheté 🙂] Aurais-je envie d’autre chose après ? Et après ?
  • Et si demain, je n’allumais pas la télé par réflexe et profitais de ce temps, de cet espace pour ressortir un livre, un CD, un vinyle (si, si!) et me replonger dans son univers, comme ça pour voir ce que ça fait…
  • Et si, dès que j’ai 2 minutes, au lieu d’aller sur mon iPhone pour vérifier les posts Facebook, je requestionnais les mots « envie » et « besoin » pour repenser leur poids, leur signification ?
  • Et si vous allongiez la liste par vos « Et si… » et me les envoyiez, histoire de partager ?

Dépassé(e) ?

Aïe, combien de fois ai-je entendu :

  • C’est trop gros pour toi !
  • Tu ne peux pas sauver le monde à toi toute seule.
  • Si tu crois que c’est parce que tu coupes l’eau quand tu te brosses les dents que la Terre va aller mieux…
  • Tu tries tes déchets et les entreprises pendant ce temps continuent de polluer.
  • Tu éteins tes lumières, mais les grands magasins restent allumés 24h/24, 7j/7 !
  • Tu manges moins de viande pour ne pas tuer d’animaux, mais regarde chez ton boucher : ils sont déjà morts. Alors, si en plus on ne les mange pas, ils seront morts pour rien !
  • Si on commence à réfléchir, on ne mange plus rien !

Toutes ces petites phrases – prononcées comme si de rien n’était – ont en commun le fait de déresponsabiliser à la fois l’individu auquel elles s’adressent et celui qui les prononce. Elles sont des excuses que les autres nous offrent (drôle de cadeau…) pour ne pas agir, repousser ou nous faire nous sentir mal… Et petit à petit, la société a pris le pas sur ces réflexions personnelles et aujourd’hui, c’est elle qui donne le ton,

…Un problème surgit ? Il est désormais quasiment impossible ne serait-ce que de localiser la personne en charge de le résoudre !

  • Une marée noire suite à un accident sur une plateforme pétrolière ? Déterminer le responsable fut une gageure alors que le pétrole extrait est bien vendu par une entreprise dont le nom figure sur chaque tuyau présent sur le site où a eu lieu l’accident ! Et depuis, BP va bien…
  • Une centrale nucléaire est dévastée par un Tsunami, et continue de polluer nos océans et notre environnement depuis plus de 5 ans, et il n’y a aucun responsable avéré à part la faute à pas de chance et à la Terre qui nous a pondu un Tsunami de cette amplitude (enfin, de la faute au tremblement de Terre…).  Tepco poursuit sa route…
  • Et, pour ces deux exemples, je ne parle pas des actionnaires qui jouissent au sommet de cette société lâche et irresponsable. Qui sont-ils ? Où sont-ils lorsque les entreprises – qu’ils financent et dont ils tirent profit lorsqu’elles sont bénéficiaires – détruisent notre planète, notre écosystème et nos vies ? [à développer dans un autre post, beaucoup trop à dire…]
  • Plus près de nous, prenons l’exemple de la panne d’un produit acheté sur le Net ou d’un changement de forfait pour votre portable. Essayez de faire fonctionner la garantie ou d’expliquer votre situation, je vous promets bien du plaisir ! Et qu’on vous balade… Et que vous expliquez et réexpliquez 10 fois, 100 fois votre cas, à 10, 100 individus invisibles et impossibles à localiser physiquement et dont on ne vous donne que le prénom – encore faut-il vouloir croire que c’est vraiment le leur. Impuissant, demandez alors à parler à la personne « en charge » : impossible, elle est toujours partie, en réunion, aux toilettes… En tout cas, elle n’est jamais disponible. Mais existe-t-elle seulement ?

Malheureusement, les exemples de ce genre abondent et rivalisent en absurdité. Et ces entreprises aux responsables-fantômes gagnent pourtant des millions tous les jours… Et sur quel compte va donc l’argent s’il n’y a pas de responsable ?

Mais que font les politiques ? (Ah ! Ah ! Ah! vite,  des responsables !) Ces derniers font de bien piètres exemples en terme de responsabilité, me direz-vous. Je vous l’accorde. Et alors ? Il est de notre responsabilité d’en changer. Ils sont là parce que nous le voulons bien. Nous les élisons. Nous les entretenons. Commençons donc par nous prendre en main (d’aucun dirait soyons le changement que nous souhaitons voir) en refusant ceux qui parlent en notre nom ET présentons, élisons des femmes, des hommes en phase avec nos valeurs.

Quels que soient les constats, aucune raison ne saurait donc justifier notre inaction. Baisser les bras, tourner la tête, parce que d’autres font pire que nous ou regardent ailleurs, est inexcusable et irresponsable. Encore une fois, nous avons les politiques que nous méritons. Et par conséquent, le monde que nous méritons. Et il est plus que temps que nous méritions autre chose parce qu’à force de n’être plus responsables de rien, le monde nous file entre les doigts…

 Notre société crève de l’irresponsabilité des Hommes.

*   ACTION  !   *

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Agissons mieux pour mériter mieux !

  • Oui, commençons par éteindre l’eau quand on se brosse les dents !
  • Oui, trions nos déchets puis, mieux : passons au zéro déchet !
  • Achetons des produits en adéquation avec nos valeurs et pas forcément avec nos besoins.
  • Voyageons, consommons, vivons en pleine conscience de la réalité dissimulée derrière un packaging vulgairement aguicheur.
  • Communiquons, impliquons nos enfants, montrons-leur la valeur de l’exemple, la valeur des vraies valeurs.
  • Recréons du lien entre les gens, allons à la rencontre des autres : n’acceptons plus les sigles et termes qui déshumanisent (SDF, PMR ou Personne Mobilité Réduite, Migrants…). Nous sommes tous des Hommes.
  • Rejoignons des associations, engageons-nous!
  • Ne reportons plus à demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui pour la Terre, pour l’Homme, pour Nous tous.
  • N’ayons plus honte de refuser de suivre la masse.
  • Ne fermons plus les yeux sur les réalités et agissons lorsque nous savons. Des exemples ? Une certaine pâte à tartiner détruit des forêts pour récupérer son huile de palme, refusons de la manger… Des marques utilisent des enfants pour vous habiller, votre portable est assemblé par de petites mains qui ressemblent à celles de votre enfant… Vous achetez, vous cautionnez. Regarder la vérité en face permet d’être en phase avec son cœur et ses valeurs, et ça, ça n’a pas de prix. Renvoyez la responsabilité à qui elle appartient. Vous achetez ? Vous êtes responsable. Vous refusez ? Vous montrez alors du doigt les responsables et les choses pourront alors commencer à changer.
  • Nous ne pouvons certes pas être partout, tout le temps. Mais « soyons », c’est ce qui compte. Le plus souvent. De plus en plus souvent.
  • Encore une fois : votre plus grand pouvoir, c’est votre CARTE BLEUE. Utilisez-la à bon escient et votez ainsi pour une société meilleure et plus juste.
OULALA… C’est dur !

Vos proches se moquent ? Mettez-les face à leurs propres responsabilité ! Votre job ? Leur transmettre les informations et AGIR ! Lorsqu’ils seront prêts, ils comprendront et agiront à leur tour. Mais surtout : ne les attendez pas !  

Vos enfants vous font des crises de nerfs lorsque vous refusez d’acheter un produit qu’ils adorent, qui est à la mode, que tout le « a » mais qui n’est pas en phase avec vos valeurs ? Expliquez-leur le pourquoi de votre décision et incluez-les dans ce monde dans lequel ils sont déjà acteurs. Passée la frustration, ils seront fiers de leurs parents. Et ils seront fiers de participer à la construction d’un monde sain et équitable. D’un monde durable. Qu’ils seront en charge de léguer un jour, à leur tour.

Et puis, « oui, c’est dur » mais…

Si vous ne le faites pas – si on ne le fait pas – bientôt, il faudra expliquer à nos enfants POURQUOI nous avons laissé détruire LEUR planète, sans rien dire… Et là, nous n’aurons ni excuses, ni plan B.

Donc… à vous, à nous de jouer !

Manger Bio, oui mais !

Ouhlala le sujet qui enflamme…  Allez, je dégaine :

  • manger bio, c’est bobo !
  • c’est une mode !
  • ça coûte cher !
  • ça ne sert à rien
  • qu’est-ce qui te prouve que le bio est vraiment bio ? C’est une arnaque !
  • pfff, c’est un business comme un autre…
  • nos arrière-grands-parents, ils ne mangeaient pas bio etont vécu très vieux (noooooooooon ?) !
  • manger des trucs bio qui viennent de l’autre bout du monde, franchement ça ne rime à rien !
  • manger des trucs bio vendus par de grandes compagnies qui produisent du « conventionnel » (c-à-d des aliments plus « chimiques » que naturels), c’est nourrir le monstre !
  • les champs bio sont entourés – donc contaminés ! – de champs conventionnels alors, le bio ça n’existe pas !
  • faut bien mourir de quelque chose alors, en attendant je me fais plaisir !

Et cette liste est non exhaustive. Of course.

Alors, on reprend pour que les choses soient claires :

  • Manger bio, c’est bobo ! Si vouloir prendre soin de soi, du monde et de ceux qui nous entourent (et qu’accessoirement, on invite à notre table…), c’est bobo : alors ok, Bio, c’est bobo. Et si on veut rentrer dans les rimes et la poésie, pourquoi s’arrêter là et ne pas dire que manger conventionnel, c’est criminel, ou sacrificiel, ou industriel (ou oserais-je poubelle) ?
  • C’est une mode ! Alors, oui, c’est effectivement une mode et de loin celle qui a duré le plus longtemps dans l’histoire de la vie puisque tout le monde mange bio depuis la nuit des temps ! Et qui plus cette mode n’a été relancée  que pour une seule raison : à cause de créateurs qui n’ont rien compris au principe des saisons car avec Mr Conventionnel, pas de Printemps/Eté ou Automne/Hiver : on mange de tout, tout le temps et les an. Les saisons, les rythmes naturels, on s’en fout !
  • ça coûte cher ! Plus on en mangera, moins ça coûtera cher. Parlez-vous, montez des réseaux, plus vous serez forts, plus vous aurez de poids pour faire fléchir les prix ou trouver les bons plans. Et un autre argument : ce n’est pas le bio qui est cher, c’est le conventionnel qui n’est pas au juste prix. Euh… ça veut dire quoi ? ça veut dire que pour avoir les prix qu’on a dans les supermarchés, il y a des  producteurs qui produisent à perte, d’autres (ou les mêmes…) qui doivent tellement baisser leurs coûts (ou augmenter leurs profits…) qu’ils ne respectent ni les conditions de vie de leurs animaux, ni les conditions de travail de leurs employés, il y a des coûts qui ne sont pas pris en compte dans le prix « public » mais que nous payons ou paierons d’une autre manière (coût environnemental
  • Qu’est-ce qui te prouve que le bio est bio  ? Moui, c’est effectivement de plus en plus corsé à faire. Deux points (non développés ici) :  a/ consommer au maximum en circuit-court permet de limiter les risques : rencontrer les producteurs, de discuter, aller sur leur lieu d’exploitation, revenir régulièrement… b/ Industriels & Grande Distribution étant prêts à tout pour grignoter des parts de marché, ils investissent effectivement dans le bio  et produisent ou mettent dans leurs rayons des produits certes labellisés mais pauvres d’un point de vue nutritionnels et désastreux pour le sol et l’environnement. Alors, oui au Bio mais pas à tous les Bio.
  • Pfff, c’est un business comme un autre ! Oui, sauf qu’à choisir, je préfère payer pour manger bio que pour INGÉRER des pesticides, OGM et autres délices phytosanitaires concoctés par l’industrie agroalimentaire.
  • Nos arrière-grands-parents, ils ne mangeaient pas bio et ont vécu très vieux… Ah bon ? Et ils mangeaient quoi alors ??? Ah pardon !! Ce n’était pas labellisé AB mais si, si, c’était du bio – enfin pour être précis : c’était de la nourriture (parce que c’est bien de cela qu’on parle en disant bio !) Eux en effet, ils cultivaient leur jardin pour la plupart, leurs nappes phréatiques étaient encore vierges de toutes les saletés qui les polluent désormais, le terme même de supermarché n’était pas encore inventé et surtout, ils n’avaient pas à lutter au quotidien contre les pesticides et autres produits chimiques disséminés dans l’air et dans nos assiettes par des multinationales adeptes des poisons et autres gadgets assassins (les « E » indéchiffrables, les produits phytosanitaires qu’on n’ose plus appeler pesticides parce que le suffixe -ide ça fait peur!). Alors, oui, ils pouvaient vivre vieux (ou pas mais ça, c’est une autre Histoire…)
  • Manger des trucs bio qui viennent de l’autre bout du monde, ça rime à rien ! Oui, c’est vrai. Et c’est pour ça que j’annonce clairement les limites du bio : pour moi, un produit labellisé AB qui contient de l’huile de Palme ou un magasin soi-disant bio qui te vend des fraises espagnoles en décembre, c’est du foutage de gueule. 
  • Manger des trucs bio vendus par de grandes compagnies qui produisent du « conventionnel », c’est nourrir le monstre. Oui. Donc, encore une fois : achetons local ou à partir d’un réseau que l’on connait. Ou s’il n’y en a pas près de chez nous, créons-en !
  • Les champs bio sont contaminés par les champs conventionnels qui les entourent alors, le bio ça n’existe pas ! Alors, celle-là, elle m’agace ! Tout le monde saute de la falaise autour de toi, alors tu sautes ??? Aidons les producteurs à se convertir ; montrons aux adeptes du conventionnels qu’on produit autant, voire plus avec une agriculture respectueuse de l’environnement ( si, si c’est possible, voir un post ultérieur) en bio ; en tant que consommateurs goûtons les produits issus de l’agriculture traditionnelle (i.e. bio! , oui parce que la tradition, c’est de faire des produits sains et non pesticidés – encore une fois, abus de langage lorsqu’on assimile le conventionnel au traditionnel !) et retrouvons le vrai goût et les vraies couleurs des aliments, admettons que ce qu’ils mettent sur les produits conventionnels TUENT des milliers de personnes, agriculteurs et consommateurs. Soyons cohérents !
  • Faut bien mourir de quelque chose, alors en attendant je me fais plaisir ! Dois-je vraiment argumenter celle-là ? Mmmmh, non.

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Étonnant maïs ancien tiré de ma récolte – sept 2015

ACTION !

Alors, être consomm’acteur de BIO, ce n’est pas juste mettre dans son caddie des produits avec une étiquette verte ?

Non, être un véritable consomm’acteur BIO, c’est : 

  • Acheter local ou circuit court
  • dans la mesure du possible, faire un potager ou en partager un avec des voisins ou en créer un à plusieurs. Et troquer des œufs, des fruits & des légumes !
  • Acheter des produits de saison ou des espèces non menacées
  • Acheter des produits bons pour vous, mais également respectueux de l’environnement ET des lieux et personnes les ayant produits
  • Acheter uniquement ce dont on a vraiment besoin. On n’a pas besoin de TOUT avoir, TOUT le temps. Non, je vous assure…
  • Informer. S’informer.

Et n’oubliez pas : votre pouvoir, c’est votre carte bleue !

PS : dernier truc ! Et si l’on renommait les choses en toute logique ? Le BIO ne s’appellerait plus BIO puisque nous parlons là de produits qui existaient bel et bien AVANT que l’industrie n’y fourre son groin. Mais le CONVENTIONNEL, lui, serait labellisé industriel/chimique/traité/avec modification génétique ou un autre nom  encore plus explicite…

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent de les acheter pour que ça ne vende plus ! » 

Coluche