Ramassage de déchets

Une autre action Greenosity en ce mois d’octobre, avant que le GIEC ne nous annonce de bien fâcheuses nouvelles à en croire les bruits glaçants qui circulent en cet été indien : un ramassage de déchets sur la plage « locale ».

Copy of Vertitude et Greenosity vous convient au

Pourquoi un ramassage ?

1- Parce que la saison estivale est terminée (même si les températures restent élevées, les journées se raccourcissent drôlement) et donc, les ramassages quotidiens sur les plages landaises ont, eux aussi, tiré leur révérence.

2- Parce que se connaître, se rassembler et s’unir est l’unique solution pour faire changer les choses. Nous espérons rassembler hommes, femmes et enfants pour qu’ensemble, nous partagions et mettions en place d’autres rassemblements, d’autres actions pour se retrouver autour de projets nécessaires et humains.

La mairie est un des partenaires de cette action et un acteur privilégié de nos événements futurs. La mairie ? C’est l’ensemble des citoyens. Elle reflète nos ambitions, nos envies, nos directions… Nous avons la chance d’avoir une maire à l’écoute et ouverte à nos initiatives, alors surfons sur cette opportunité pour en créer beaucoup d’autres.

Nous espérons être nombreux le 13 octobre prochain !

 

 

 

 

Nous voulons des coquelicots !

Greenosity a donc décidé de relayer l’appel de Fabrice Nicolino et François Veillerette et d’initier un rassemblement informatif citoyen local à St Julien-en-Born le vendredi 5 octobre 2018 à 18h30.

Un rassemblement contre les pesticides.

Un rassemblement pour dire aux députés qui ont voté POUR le Glyphosate que nous avons honte de leur action, honte d’eux et de leur choix condamnable et irresponsable.

Mais également – et surtout – un rassemblement pour montrer aux citoyens qu’ils ne sont pas seuls, qu’ensemble on peut faire changer les choses, qu’on peut croire en autre chose et le mettre en action. Il ne tient qu’à nous de nous serrer les coudes et d’y aller.

Un rassemblement pour la VIE, tout simplement. Car c’est tout ce que nous avons ici bas.

Les choses bougent. Vite. Et il le faut. Nous ne nous arrêterons pas.

coquelicots

RDV à 18h30 au café associatif LA SMALAH.

Site des coquelicots : https://nousvoulonsdescoquelicots.org/a-vous-tous-amoureux-des-coquelicots/

Page FB de l’événement : https://www.facebook.com/events/333786060512531/

 

Magie humaine

Internet est fabuleux. On ne peut être partout, mais on peut avoir accès à réellement beaucoup…

Ce discours d’Harrison Ford lors du GLOBALE CLIMATE SUMMIT est bouleversant. Il me bouleverse en tout cas…

Par son message bien évidemment. Percutant. Intelligent. Évident.

Mais c’est sa sensibilité qui me bouleverse. Son émotion visible, son impuissance palpable. Sa peur aussi. Tout est parfaitement lisible, limpide sur ce visage ouvert, rompu à donner le premier rôle aux émotions. Et cette humanité, cette vulnérabilité humaine est désarmante et me fait aimer les êtres humains. Tellement.

Elle donne encore plus envie de se lever et de se battre pour la vie. La seule que nous n’aurons jamais. Ici et maintenant. MAINTENANT. Pas demain. Demain n’existe pas.

Parce que nous avons raison. Parce que personne n’a le droit de détruire sciemment le monde fabuleux dans lequel nous avons la chance d’évoluer. Parce que nous ne pouvons pas attendre les bras croisés et regarder. Passifs. Parce que c’est impossible. Parce que… Parce que…

Juste un petit message à écouter, amis Humains pour se reconnecter avec nos semblables et avec la vie. Et n’oubliez pas, VIVEZ, AGISSEZ.

harrison-ford

Source : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/harrison-ford-son-plaidoyer-pour-la-science_127608

 

Petits pas de Septembre VS 42 noms

Allez, Greenosity chauffe car les températures montent…

Les petits pas sont « petits », mais ils ont le mérite d’être des pas. Ils vont dans le bon sens alors, mieux autant en parler :

Au niveau local, nous avons donc été quelques-un(e)s à marcher le 8 septembre dernier et d’autres (ou les mêmes ?) à ramasser les déchets sur la plage non loin de chez moi samedi 15/9. Tenaces et idéalistes, nous remettrons cela le 13/10 prochain.

Au niveau national et international ? Nous avons également marché le 8/9 (https://riseforclimate.org/). Et nous avons également ramassé les déchets sur toutes les plages du monde le 15 (https://worldcleanupday.fr/).

Bref, lorsqu’on fait les comptes, ça fait un certain nombre d’individus qui se sentent concernés par notre futur proche, mais c’est bien loin de faire le compte… Ce week-end, en France, c’était la journée du patrimoine et au vu des chiffres de la journée, il faut croire que l’histoire a plus d’intérêt que l’avenir. Étrange et amer constat.

Pendant ce temps là, juste avant que les éléments se déchaînent (https://www.midilibre.fr/2018/09/16/les-images-inouies-de-la-violence-du-super-typhon-mangkhut,4699023.php), 42 députés de notre bien chère France ont voté de concert le maintien du Glyphosate qui tue et continuera donc, grâce à eux, de tuer…

42 noms qu’il ne faut pas oublier. 42 personnes qui apparemment tiennent plus à l’argent qu’à la vie humaine. Mais comment est-ce donc possible ? Ne sont-ils pas eux-mêmes des êtres humains ? N’aiment-ils pas eux aussi des gens, des parents, des enfants ? Sont-ils réellement sans cœur ? Des questions naïves qui pourtant ont lieu d’être, n’est-ce pas ? Et nous, Citoyens dotés d’un cœur, que faisons-nous face à ce qui n’est rien d’autre qu’une trahison de notre espèce et de la nature au sens large ? Laissons-nous faire ?

En tout cas, ces 42 noms, ils me restent en travers de la gorge. Ils font mal. Ils me donnent honte.

Bérangère Abba (https://www.facebook.com/berangereabbadeputee52) (LREM)
Gabriel ATTAL (LREM)
Laetitia Avia, députée de Paris (LREM)
Florian Bachelier (LREM)
Didier Baichère (LREM)
Sophie Beaudouin-Hubiere (https://www.facebook.com/SophieBeaudouinHubiere) (LREM)
Bruno Bonnell (LREM)
Jean-Jacques Bridey (LREM)
Stéphane Buchou (LREM)
Fabienne Colboc (LREM)
Frédéric Descrozaille (LREM)
Christelle Dubos, Députée de Gironde (LREM)
Coralie Dubost (LREM)
Jean-Luc FUGIT (LREM)
Stanislas Guerini (LREM)
Danièle Hérin (LREM)
Guillaume Kasbarian (LREM)
Célia de Lavergne (LREM)
Nicole Le Phei (https://www.facebook.com/NicoleLePeih5603) ( (LREM)
Marie Lebec (LREM)
Jean Claude Leclabart votre Député (LREM)
Martine Leguille Balloy (https://www.facebook.com/martine.leguilleballoy) (LREM)
Roland Lescure (LREM)
Monique Limon – Députée République En Marche – 7ème circo de l’Isère (LREM)
Laurence Maillart Méhaignerie (LREM)
Graziella Melchior (LREM)
Amélie de Montchalin (LREM)
Jean-Baptiste Moreau (LREM)
Cendra MOTIN – La République En Marche (LREM)
Zivka Park – Députée 9ème circonscription Val d’Oise (LREM)
Patrice Perrot- Député de la Nièvre (LREM)
Anne-Laurence Petel (LREM)
Béatrice Piron – La République en Marche(LREM)
Marie-Christine Verdier-Jouclas, Députée du Tarn (LREM)

Jean-Yves Bony (https://www.facebook.com/jeanyves.bony.165) (LR)
Gilles Lurton (LR)
Jérôme Nury (https://www.facebook.com/jeromenurydepute) (LR)
Alain Ramadier (https://www.facebook.com/alainramadier) (LR)

Bruno Millienne, député des Yvelines (MODEM)
Nicolas Turquois (MODEM)

Thierry Benoit (UDI)
Lise Magnier (UDI)

Des idées pour ne jamais les oublier ? Je suis preneuse.

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Source photo : https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/10620/monsanto-empoisonne-largentine-avec-ses-pesticides

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19/9 Suite de ce sujet : des # circulent : #UNJOURUNTRAITRE / #balancetongly

Demain, mettons-nous en marche dans la seule direction possible : notre futur sur cette Terre

Demain, 8 septembre 2018, grande Marche pour le Climat. Partout dans le monde.

Pourquoi faut-il y aller ? Pour rassurer Nicolas Hulot ? Pour lui dire que « NON, il n’est pas seul, Nico » ? Oui, peut-être…

Mais également pour pour dire que NON, nous ne sommes plus seuls à refuser le monde tel qu’il est. NON, nous ne sommes plus seuls à refuser que le Gouvernement, les gouvernants du monde, les entreprises et leurs succubes, les lobbies, se gavent en se rendant coupables de crimes contre l’Humanité.

Car c’est de cela dont il est question. Purement et simplement. Nous ravageons notre seule maison, La Terre, et nous œuvrons ainsi à nous détruire nous-même. A ôter à nos enfants leur DROIT à un futur décent. Point final. On peut avancer tous les « oui, mais… » que l’on veut, nous en sommes là. Purement et simplement. Les faits sont là.

Alors, marchons demain. Tous ensemble. Où que vous soyez. Rassemblez-vous. Parlez. Echangez. Osez rêver d’un autre monde. N’attendons plus.

FRANCE-ECONOMY-ENVIRONMENT-CLIMATE-COP21

Sélection d’articles parus sur le sujet :

Reporterre, 6 septembre : “Le catastrophisme écologique a échoué, il faut s’organiser et lutter”

Médiapart, 6 septembre : “Face à l’effondrement, des alternatives au renoncement”

France TV Val de Loire, 5 septembre : “Marche pour le climat : à Tours, Bourges et Orléans, les défenseurs de la planète se rassemblent le 8 septembre”

Le Point, 5 septembre : “Des marches citoyennes pour le climat samedi à Paris et en région”

Reporterre, 5 septembre : “Pourquoi une journée mondiale d’action pour le climat ?”

Le Nouvel Obs, 4 septembre : “Marche pour le climat samedi : “Nous ne sommes pas les soldats de Hulot””

Le Monde, 4 septembre : “Une “marche pour le climat” rencontre un succès inattendu sur Facebook grâce à l’”effet Hulot””

Géo Ado, 4 septembre : “Samedi, en marche chez le climat !”

Après Hulot, le déluge?

Hulot

Alors voilà, Nicolas Hulot jette l’éponge.

Tous les commentaires vont déjà bon train : « il ne faisait rien de toute façon », « il n’était là que pour avoir un poste de ministre », « il est plein d’incohérences et profite du système »… Et que la plupart des politiciens se ruent dans les brancards de la récupération politique en particulier notre ancien Président de notre République qui dit qu’il y a « tellement plus important » que son départ… Sauf que la suite de sa phrase se vautre dans l’abject et prouve juste qu’il n’a rien compris en poursuivant ce détestable jeu politique qui mène les Hommes au bord d’un gouffre auquel ils tournent le dos. Trop lâches. Ou peut-être trop cons…?

Bref, il est parti.

Parce qu’il était seul. Parce que les enjeux sont trop importants et pas pris à leur juste mesure. Parce que la méthode des petits pas est dérisoire lorsque le climat du monde nous file entre les doigts et brûle notre avenir. Parce que se contenter de petites victoires comme un chien aboierait lorsqu’on lui lance un sucre, n’était pas l’objectif de sa présence au gouvernement. Parce que recherche infinie de croissance et vouloir lutter contre le réchauffement climatique ne font pas bon ménage. Et encore une fois, et je prends la liberté d’ajouter, surtout, parce qu’il était seul.

« Où sont mes troupes ? » implore-t-il presque…

Oui, où sont-elles ? Où sommes-nous tous ? Que faisons-nous ?

L’intervention d’une auditrice médecin racontant combien ses patients sont englués dans le présent et dans leur quotidien résume bien le problème. Et Nicolas Hulot de ne pas dire autre chose lorsqu’il affirme que le gouvernement a déjà assez à faire à traiter les problèmes du présent et que ceux relevant du moyen ou du court terme n’ont tout simplement pas le temps d’être traités.

Comment faire alors ? Montrer une autre direction. Globale. Changer d’Histoire, d’ambition. Se rassembler et regarder tous ensemble dans une même direction, la seule. Celle de la survie de l’espèce. Rien de moins que ça.

Comme le dit Nicolas Hulot, il n’y croit plus « en l’état ». Ou serait-ce peut-être en l’Etat? La politique doit changer de forme, d’ambition, de vision. Il faut prendre de la hauteur mais pour l’instant, l’impression est toute autre et le décollage est laborieux, voire impossible. L’être humain est embourbé dans ce qu’il a créé et le condamne à très court terme.

Nicolas Hulot espère que sa démission provoquera « une profonde introspection de notre société sur la réalité du monde ». A nous de l’amorcer, tous ensemble. Nous avons tout entre les mains pour faire changer le Monde. Nous savons ce qu’il faut faire. Alors, rassemblons-nous. Et faisons entendre notre voix.

Faisons-le. Vite. Très vite.

 

3, 2, 1…

Bon, ça y’est de mon côté, ça se met en place : dès la rentrée je lance un Rendez-Vous Local pour « réfléchir ensemble » !

ça ne peut plus attendre que je me juge assez « prête », assez « informée », assez « pointue »… C’est comme être parent : « on ne sera jamais assez prêt ! A un moment, il faut se lancer ! » Donc, je ne suis sûre de rien, la route est mal éclairée, pleine de brouillard mais je discerne un petit chemin qui me tend les bras. Et j’ai envie de le suivre.

Le Comment ? Qui ? Pourquoi ? Où ? est en train d’être travaillé…

Si vous aviez un groupe local qui se créait près de chez, qu’aimeriez-vous voir traité ? De quoi souhaiteriez-vous discuter ? Quels sujets ? Quelles actions ? Tous vos apports, vos envies, vos idées sont les bienvenus pour m’aider à bâtir mes fondations !

Merci et que l’été vous soit doux,

 

 

Emmener vos enfants chez Mc Do, ne sera jamais un cadeau que vous leur faites / You’re not doing your kids any favours by taking them to Mickey D’s

(English below)

Une petite vidéo qui en dit long sur la qualité de la nourriture servie dans le Fast-food le plus célèbre du monde : elle explique pourquoi Mc Do n’achète qu’une sorte de pomme de terre pour préparer ses frites dans le monde entier et comment ce type de pomme de terre ne peut être cultivé qu’en utilisant un certain type de pesticide. Ce dernier empêche les fermiers de s’aventurer dans leurs champs pendant 5 jours après la pulvérisation. Et lors de la récolte, ils doivent entreposer les PDT dans des abris de la taille d’un stade pendant 6 semaines car elles ne sont pas mangeables avant d’avoir évacué tout le gaz qu’elles contiennent.

Il insiste également sur le fait que toute nourriture préparée par une entreprise sera toujours meilleure en termes de nutrition que celle préparée par un particulier…

Tous les parents veulent faire plaisir à leurs enfants. Et à entendre certaines voix, aller chez le clown à cheveux rouges est un des bonheurs de nos chères têtes brunes et blondes… Ils le méritent bien ! Vraiment ???

Les éveiller à prendre soin de leur corps et à savoir éviter les poisons commercialisés par les grandes industries ne devrait-il pas être plutôt ce vers quoi la société devrait tendre ? Protéger son enfant contre ce qui le nuit et nuira à sa descendance n’a-t-il pas toujours été le devoir de l’Hommes ?

De quel côté devrait se placer l’Etat, du côté de la santé ou de celui du profit?

A chacun de méditer sur ces questions qui doivent interpeller le parent et/ou le -consommateur que nous sommes !

***

You’re not doing your kids any favours by taking them to Mickey D’s

A short clip that speaks volumes on the quality of the food served at the best-known fast-food “restaurants” worldwide. It explains why McDonald’s only buys a strain of potato made to be prepared as fries around the world and how this kind of potato can only be grown using a certain kind of pesticide. Once employed, farmers cannot enter their own fields for 5 days after spraying. And during the harvesting, they have to store the potatoes in a warehouse the size of a stadium for 6 weeks because they are inedible until all the gas they contain has seeped out.

He likewise insists on the fact that any food prepared by any other company would be better in terms of nutrition than that made by this one…

All parents want to make their kids happy. And going to see Ronald would seem to be one of their great delights in life. They deserve it! Or do they???

Shouldn’t society be emphasizing awareness of taking care of their bodies and knowing how to avoid poisons marketed by big industries? Hasn’t protecting one’s child against things that could adversely affect them and their descendants always been the duty of mankind?

Where should the State be siding in this argument? On the side of health or on that of profit?

It’s everyone’s job to ruminate on these questions, and we should all engage this issue as parents and/or consumers!

 

Open Letter to Tepco

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[Français en dessous]

[English]

I just learned that you have received authorisation from the Japanese government to dump 770,000 tonnes of radioactive water into the ocean. Why? Because you no longer know how to manage the storage of contaminated water accumulated since the Fukushima nuclear accident!

How can I put this into words? Well I am absolutely against it. No derision, no cynicism in this statement. Just my opinion. Being one of hundreds, thousands, millions of women and men of the world who, I remind you, share the same Earth as you and over whom you have no rights or jurisdiction whatsoever. When defending your private interests, your company has some basic duties with regards to us. And destroying our world is not one of them.

You played with fire and you lost. This is your problem and yours alone. Under no circumstances does humanity have to pay the cost. The first and foremost priority is for your incompetence to be recognised, and the world should be locking arms to find a solution together. And I’m talking about a real solution, because dumping 770,000 tonnes of dirty, polluted, poisoned water into the sea is not an option. It’s just additional evidence of your incompetence, your contempt for the world and life itself. The vulgarity of that gesture is just as enormous as your arrogance has been since the accident on April 11, 2011.

I am tired/indignant/astonished/revolted/sickened to see our ecosystem, our world, life itself and all the beauty that goes with it, ravaged this way. Tired/indignant/astonished/revolted/sickened to hear again and again how companies, defying popular outcry, are jeopardising our very existence in the name of profits for a handful of individuals. And you, dear Handful of Individuals, dear fellow humans (since at least we have that in common), do you have even a flicker of a soul? In the absence of a soul, do you have children, friends, loved ones? And failing all that, look around: you should be able to find a mirror amongst all the wealth you’ve amassed… OK, got one? Good, now stand in front of it for a few seconds. Forget about everything else and take the time to look at yourselves. Yeah, you. Not your defects, not your qualities (I couldn’t give a shit about your pretty eyes or the nose you think is too wide). No, really look at yourselves. Look at the human beings you are. If you’re unable to do that, look for the child you once were only a few short years ago, hiding there inside you, somewhere. That’s right, look hard… OK, have you find him? Now look in his eyes and tell him that for him, for all the children of the world, it is (high) time to stop this!

Of course, I’m addressing Tepco with this message. Obviously the Japanese government as well. And all governments of the world. All employees and shareholders of all companies that destroy our world. But I’m likewise addressing you, women and men, outraged just as I am. Powerless. Frustrated. But alive. Those who fight a little or others who fight like crazy; those who have given up and who’ve stopped believing they can make a difference; and those that still haven’t risen up, who are scared to believe it.

The world cannot remain deaf to the announcement of such news.

That ocean is our ocean. The world is everybody’s backyard. Water dumped there will soon be everywhere, and tomorrow you’ll be finding it where you live. Whatever you think, one fine day very soon, the sea you are swimming in will be that water. It’s a fact.

Fellow humans, since it’s our survival at stake, let’s mobilise to stop a handful of nutcases from spelling death for our future. And when I say our future, I’m talking about yours: the future of the reader of these lines. Not only your children’s future. Yours.

Let’s mobilise so that, together, we can find solutions. Today for the Tepco case. Tomorrow for others. We don’t have a choice. We have to act. And fast.

That a company or a country should decide, with full impunity, to knowingly contaminate our world is intolerable.

*August 1st – Follow up / News: Sign the petition

***

[Français]

Je viens d’apprendre que vous avez reçu l’autorisation du gouvernement japonais de déverser 770 000 tonnes d’eau radioactive dans l’océan. Pourquoi ? Parce que vous ne saviez plus gérer le stock accumulé depuis l’accident nucléaire de Fukushima.

Comment dire ? Eh bien moi, je ne suis absolument pas d’accord. Aucune dérision, aucun cynisme dans cette déclaration. Juste mon opinion. Que je sais être celle de centaines, de milliers, de millions de femmes et d’hommes dans le monde qui, je vous le rappelle, partagent la même Terre que vous et sur lesquels vous n’avez aucun droit. Votre société défendant des intérêts privés, vous avez envers nous, tout au plus, des devoirs. Et détruire notre Monde n’en fait pas partie. Que vous ayez joué aux apprentis sorciers et que vous ayez perdu, est votre problème et le vôtre uniquement. L’Humanité ne doit en aucun cas en payer les frais. Que votre incompétence soit reconnue et qu’ensemble, le monde se serre les coudes pour trouver une solution est la seule urgence. Et je parle d’une véritable solution car déverser dans l’océan 770 000 tonnes d’eau polluée, souillée, empoisonnée n’est pas une option. C’est juste la preuve supplémentaire de votre incompétence, de votre mépris du monde et de la vie, dans un geste tout aussi vulgaire que la suffisance qui  est la vôtre depuis ce sinistre 11 avril 2011.

Je suis fatiguée/indignée/sidérée/révoltée/écœurée de voir notre écosystème, notre monde, la Vie dans son essence et sa beauté ravagés. Fatiguée/indignée/sidérée/révoltée/écœurée d’apprendre sans répit que des entreprises qui se jouent de l’Homme mettent en péril notre existence au nom de profits destinés à une poignée d’individus. Mais vous, chère poignée d’individus, chers amis humains puisque nous avons au moins cela en commun, n’avez-vous donc point d’âme ? A défaut d’âme, n’avez-vous point d’enfant, d’amis, de gens que vous aimez ? A défaut de tout cela, cherchez bien, vous devriez au moins trouver un miroir dans tout ce que vous avez amassé… C’est bon, vous l’avez ? Bien, alors posez-vous quelques instants. Déconnectez-vous de tout et prenez le temps de vous regarder. Oui, vous. Pas vos défauts, pas vos qualités (je me contrefous de vos beaux yeux ou de votre nez trop épais), non regardez-vous vraiment. Regardez l’être humain que vous êtes.  S’il se fait difficile à trouver, cherchez l’enfant que vous étiez il y a quelques petites années de cela et qui se cache là, quelque part. Si, si, cherchez bien… C’est bon vous l’avez ? Alors regardez-le et dites-lui, yeux dans les yeux que pour lui, pour tous les enfants du monde, il est (grand) temps d’arrêter tout cela !

Ce message je l’adresse à Tepco, bien sûr. Au gouvernement japonais évidemment. A tous les gouvernements du Monde. A tous les employés ou actionnaires de toutes les entreprises qui détruisent notre Monde. Mais je l’adresse également à vous tous, femmes et hommes, outrés comme moi. Impuissants. Frustrés. Mais vivants. A ceux qui se battent un peu ou comme des fous, à ceux qui ont baissé les bras et qui n’y croient plus, à ceux qui ne les ont pas encore levés et ont peur d’y croire.

Le monde ne peut rester sourd à l’annonce d’une telle nouvelle.

Cet océan est le Nôtre. Il est notre jardin à tous. L’eau déversée là-bas se retrouvera bientôt partout et demain, elle sera chez vous, où que vous habitiez. Quoi que vous en pensiez, un jour de juillet très prochain, la mer dans laquelle vous nagerez sera cette eau là. C’est un fait.

Frères humains, puisque c’est de notre survie dont il s’agit, mobilisons-nous pour qu’une poignée de fous cesse de condamner notre avenir. Et quand je dis notre avenir, je parle du tien, à toi qui lis ces lignes. Pas uniquement celui de tes enfants. Du tien.

Mobilisons-nous pour que tous ensemble, nous trouvions des solutions. Aujourd’hui pour le cas Tepco. Demain pour tous les autres. Nous n’avons plus le choix. Il faut agir. Et vite.

Qu’une entreprise ou qu’un pays décide en toute impunité de contaminer sciemment notre Monde n’est pas tolérable.

*Le 1/8/2017 – Suite / Actualité : Signez la pétition

 

La fontaine de Luglon ou la métaphore du jmenfoutisme humain

Aujourd’hui, je m’en vais vous conter une petite histoire.

Il était une fois, un bien joli petit village perdu – ou protégé, c’est selon – au cœur de la non moins délicieuse Haute Lande. Un bien joli petit village abritant environ 323 âmes et dont l’accueillante place du village fleure bon la France qui fait du bien.

Un bien joli petit village, disais-je, dans lequel je me suis rendue pour découvrir un lieu magnifique, un lieu comme on en voudrait partout : une maison des Alternatives, un lieu intergénérationnel… appelez-le comme vous voudrez. Un de ces lieux censés attirer les citoyens – jeunes et vieux, petits et grands, riches et pauvres – qui veulent prendre les choses en main, qui osent repenser leur monde et n’ont pas peur de questionner leur vie et leurs habitudes. Un de ces lieux dans lequel on se regroupe, on communique, on échange, on (re)-construit, on rêve et on agit.

Et si l’essence du projet est superbe, le lieu physique qui l’abrite ne l’est pas moins. Loin de tous les clichés des maisons des associations froides, vides et impossibles à chauffer que l’on se voit prêter par les municipalités, celle-ci est une superbe bâtisse à l’âme virevoltante, remise à neuf par trois paires de mains de fées et quelques lutins et repeinte avec des couleurs chatoyantes qui feraient décoller les esprits les moins inspirés. Mise à disposition et refaite grâce à l’appui pas que psychologique de son propriétaire, un très joli Monsieur qui est très heureux de participer ainsi à un projet prônant de si belles valeurs, la maison Garbay comme elle se fait appeler, se targue en plus de trôner sur la place du village.

Tout va bien dans le meilleur des mondes, me direz-vous ? Eh bien, c’est là où le bât blesse.

Assise sur une pétulante chaise-palette à siroter mon café, je remarque une fontaine (pas très jolie d’ailleurs) au centre de la place. Une voiture vient à passer, la fontaine se met à jaillir. Je suis intriguée… Quelques minutes plus tard, un camion passe dans l’autre sens… la fontaine se déclenche à nouveau. Je regarde à deux fois ma tasse de café, doute un instant de son contenu puis décide de m’en ouvrir aux personnes autour de moi.

Et là, m’est révélée une histoire extraordinaire !

Contre toute attente, cette fontaine n’est pas seulement une fontaine : c’est une oeuvre d’art. Une oeuvre d’art dont la beauté n’a d’égale que son ingéniosité puisque l’artiste qui en est le père a surement dû se dire « qu’une fontaine qui jaillit tout le temps, c’est chiant » (bon, j’abrège son raisonnement…) alors pourquoi ne pas créer plutôt une fontaine avec détecteur de mouvement qui ne se déclencherait qu’au passage d’individus ou de véhicules à proximité ? Je vous entends déjà ! Et alors, pourquoi pas ? C’est pas si mal vu… L’art, c’est l’art.

Attendez, je ne vous ai pas tout dit. En ces temps de restrictions budgétaires (la fontaine appartient à la mairie – donc la mairie paye l’eau – donc les citoyens payent l’eau… vous me suivez ?), en ces temps de COP 21-22-etc. et d’économie urgente des ressources et en ces temps de campagnes publicitaires à coups de Moi quand je me lave les dents, je ferme le robinet !, et bien, mademoiselle La Fontaine-Oeuvre d’art se paye le luxe… d’être en circuit OUVERT ! Ce qui veut dire qu’à chaque passage à proximité, l’eau publique jaillit, puis s’écoule, se répand, se perd sur le sol de la place centrale. Bref, elle est gâchée – tout comme le sont d’ailleurs les deniers des habitants de Luglon.

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ACTION ?!

Ce n’est pas grave ? Il y a pire comme problème ? Oui, bien sûr il y a pire !

Mais j’ai trouvé que la fontaine de Luglon était un bel exemple du jmenfoutisme des municipalités, des citoyens et des Hommes en général.

On passe tous les jours à côté de gâchis évidents, de choses répréhensibles qui nous concernent directement (je le répète encore une fois : les citoyens de Luglon payent pour cette eau gâchée) et dont nous sommes parfois même les acteurs passifs (les citoyens activent la fontaine à chaque fois qu’ils passent devant ! C’est énorme quand on y pense…) – mais on l’accepte, on ne fait rien.

C’est comme ça. On a d’autres problèmes. On a autre chose à faire. On s’en fout. C’est la faute de l’Etat. C’est la fatalité.

Et si on faisait passer le mot que l’Etat, la fatalité, les autres problèmes pourraient en fait se volatiliser si on faisait tous notre part ? Si on se décidait à ne plus baisser les yeux ou à détourner le regard lorsque quelque chose nous gênait ? Si, on se rendait compte qu’en parlant, qu’en s’y mettant à plusieurs, tout était en fait si simple à résoudre ?

En espérant que l’ouverture de la Maison Garbay permette aux citoyens et à la municipalité de questionner les bienfaits de cette fontaine. Et qui sait ? De la repenser pour qu’elle devienne enfin un bel exemple de sobriété artistique.