Puiser au fond de soi. Bien profond parfois…

Lorsque les jours sont troubles et gris, il faut puiser parfois très profond pour revenir à l’essentiel. Lorsque tout vacille, il n’y a que nous, notre Soi, qui puisse aider à ne pas nous perdre dans un brouillard peu avenant. Rappelons-nous bien : nous sommes notre propre phare, notre propre lumière. Nous sommes à la barre de notre bateau et nous seuls connaissons la voie qui doit être la nôtre. Nous sommes notre propre nageur et il ne tient qu’à nous de donner ce petit coup de pied salvateur qui nous fera remonter à la surface lorsque nous penserons toucher le fond. Nous – vous et moi – sommes autant que quiconque – si, si ! en mesure de changer le monde de demain. A nous de ne pas en douter, de ne jamais baisser les bras et d’agir pour que ce monde soit meilleur pour ceux qui nous suivent…

Lorsque les jours sont troubles et gris comme le sont les nouvelles ces derniers temps, il est donc plus que jamais temps de se recentrer et de réfléchir à ce que NOUS voulons. Il est de notre devoir de ne pas se laisser emporter par la vague destructrice des news à gogo qui, si l’on n’y prend garde, nous submerge en quelques instants. Ce flot d’informations est assourdissant, destructeur et dangereux. Il nous fait nous sentir si petit, si faible, si rien… Et il ne fera de nous qu’une bouchée, nous empêchera de remonter à la surface, nous noiera même si nous n’y prenons garde !

Facile à dire… Euh, mais on fait comment ?

amour

1 – Y croire

Nous devons croire en nous, en ce que nous voulons. Cessons de dépenser notre énergie à combattre des pseudo-peurs, des cauchemars, des « et si… » chargés de nos pires frayeurs et mettons tout ce que l’on a de beau et de positif au service de nos rêves. Aujourd’hui, les gens partagent à qui mieux mieux ce qu’il y a de pire – controns-les sans perdre un instant en PARTAGEANT NOS RÊVES. Rêvons  ! Seuls, chez nous ou entourés. Dans nos murmures ou à haute voix. Osons rêver ! 24h/24. Rêvons, rêvons, rêvons ! Pas ce soir, pas demain, mais dès maintenant.

2- Le vouloir

Lorsque nous voulons que les choses changent, lorsque nous y croyons vraiment, elles changent. Notre boulot : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas se laisser décourager ! Bien s’entourer, se déconnecter des réseaux et autres abreuvoirs à peurs assourdissantes, éteindre télé et radio si elles nous déstabilisent au point de nous mettre en péril. Aidons-nous pour ne pas fléchir. Ainsi protégés, épargnés, notre volonté restera intacte.

3- Agir

Oui, il faut FAIRE. Soyons riches d’idées et d’initiatives, surprenons-nous tous les jours d’être en mesure de rebondir. Surprenons-nous pour surprendre ceux qui nous entoure et peu à peu élargir le cercle autour de nous. La bonne énergie ricoche, à nous de décider de lancer la pierre.

4 – Se regouper

« Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité. L’utopie partagée c’est le ressort de l’Histoire » (Elder Camara)

Tout est dit. Ne restons pas seul. Aidons-nous en nous regroupant, en partageant, en grandissant ensemble. L’énergie circulera d’autant mieux qu’elle sera partagée et nourrie par d’autres envies, d’autres rêves qui viendront alimenter les nôtres. Entrons dans ce cercle vertueux qu’est la relation humaine lorsqu’elle est positive. Persuadons-nous qu’ensemble nous pourrons aller plus loin.

Et last but not least comme diraient nos amis américains (si, si,…) :

5-  AIMER

Aimons la vie, la nature, les Hommes, notre prochain. Seul l’Amour est capable de rendre l’Homme digne et libre. Seul l’Amour peut nous amener à nous dépasser. Aimons-nous au lieu d’aimer les choses. Revenons à l’essentiel, à ce qui a une véritable valeur. Non, non, restez-là ! Cet article n’a rien de religieux ! Et quand bien même, si les Religions ne prônaient qu’Amour, elles seraient mes meilleures amies… Alors, qui que nous soyons, en période de doutes, de troubles, d’incertitudes ou d’élections malsaines, tournons-nous vers l’Amour plutôt que vers la peur. Et si nous n’obtenons pas de réponse immédiate, nous savons au moins que nous regardons dans la bonne direction.

Allez, courage. Et malgré les apparences, Orange is not the new Black. A bon entendeur, salut.

Et si nous leur transmettions l’envie de rechercher le bien, le bon, le beau ?

Ah nos adorables chérubins ! Combien de nuits blanches à se demander ce qu’il est véritablement important de leur transmettre, les vraies valeurs qui leur serviront demain, les actes qui comptent véritablement, ce qui fera d’eux de belles personnes…

Les réponses ? L’éducation. Les diplômes. Les diplômes. Et les diplômes…

Mais doit-on vraiment éduquer un enfant ? Est-ce là notre rôle ? Les superviser, les diriger, les formater ? Ne devrions-nous pas plutôt être là pour les guider, les sécuriser, baliser le chemin qu’ils ont choisi de parcourir, leur dire que quels que soient leurs choix, nous sommes là pour eux, que nous les épaulons et le ferons quoi qu’il advienne ?

Et si nous orientions différemment ce que l’on appelle aujourd’hui l’Education ? Si, au lieu de rechercher la compétition et l’individualisme, au lieu de vouloir être le meilleur et avoir ce qu’il y a de mieux, de plus, de $$$, nous encouragions les prochaines génération à rechercher le bien, le bon, le beau ? Sérieusement. Fermez les yeux et imaginez un peu… Notre monde, notre cadre de vie, notre vie n’en seraient-ils pas délicieusement plus agréables?

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ACTION ?!

En attendant que les programmes scolaires s’adaptent, nous adultes – parents ou non, qu’importe ! – montrons l’exemple. Esquissons le monde dont nous rêvons pour que jour après jour, ces petits magiciens le créent, le dessinent grâce à leur comportement :

  • Asseyons-nous à côté de ceux qui sont seuls pour qu’ils fassent de même.
  • Soyons gentils pour qu’ils le soient aussi et l’essaiment autour d’eux
  • Proposons notre aide pour qu’à leur tour, ils sachent tendre la main
  • Offrons notre amitié à ceux qui sont seuls pour qu’ils n’aient jamais envie de tourner le dos à ceux qui en ont besoin
  • Encourageons-les pour qu’ils n’aient pas peur d’encourager les autres
  • Développons notre empathie pour que la leur bouillonne
  • Partageons sans compter pour que recevoir ne soit jamais une fin en soi

Le bon, le bien, la beauté, le monde a-t-il vraiment besoin d’autres ingrédients ?

« Putain, on fait quoi ? »

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Ce cri, je l’ai silencieusement poussé sur ma page Facebook en commentaire à cette page : http://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/alep-lapocalypse.

Pourquoi ai-je donc écrit cela, sachant fichtre bien que Facebook n’est qu’une vitrine, et à fortiori une vitrine sur laquelle je me refuse en temps normal à polémiquer. Perte de temps, d’énergie. Geste stérile dans un univers à la virtualité parfois pesante.

Mais là, je n’ai pas pu me taire, seule que j’étais face à ce tsunami d’horreur. Ce cri, je l’ai donc poussé par dépit, par impuissance, par ras-le-bol de voir des droits bafoués, des vies volées, des êtres humains déchirés, au nom de qui, de quoi ? De l’argent, du pouvoir, de la guerre des « grands »… Ce cri n’appelait pas de réponse, et encore moins une réponse de ma part.  Ce cri était celui d’un être humain bouleversé par la marche du monde qui transmettait une information à ses congénères dans l’espoir de… de quoi?

Et contre toute attente, ce commentaire a déclenché des réponses qui m’ont encore plus bouleversée… « Tu proposes ? », « On attend quoi pour faire quoi ?  » Je ne comprends tout simplement pas l’intérêt de telles apostrophes. Ma question était évidemment rhétorique. Je n’ai pas de réponse à apporter, moi petite citoyenne lambda choyée dans une vie privilégiée comparée à l’horreur que je pointais du doigt. Que pourrais-je bien répondre ? Que des lois existent, qu’elles sont bafouées, que des crimes de guerre sont proférés et que personne ne fait rien, que les journalistes devraient plus couvrir et creuser le pourquoi de tels événements, que les politiques devraient faire ci ou ça ? Mon petit « Je » ne peut rien faire, là tout de suite. J’en ai bien conscience et c’est pour cela que ce cri a été poussé. Je crève d’impuissance. Mais être interpellée, montrée du doigt et me faire culpabiliser parce que je souligne, je partage, ces horreurs me laisse sans voix…

Ne rien dire serait donc plus digne ? Se taire parce que l’on se sait (ou l’on se croit) impuissant serait la marche à suivre ? Fermer sa gueule quand le monde part en vrille serait donc la solution ? Et se servir de Facebook pour ne partager que des choses drôles et inutiles et nier l’état du monde dans lequel on vit ? Ce n’est pas pour moi.

ACTION ?!

Non, mon petit « Je » n’a pas LA solution mais encore une fois j’ose croire que des milliers de « Je » réunis peuvent faire se soulever des nations et changer l’ordre du monde. Ce ne serait pas la première fois. Mon petit « Je » n’a pas la prétention d’avoir les clés de ce monde de fous, bien évidemment, mais il a envie qu’il aille mieux. Ne serait-ce qu’un peu.

Je me souviens d’une phrase apprise dans mon enfance, et qui est restée à jamais gravée dans mon esprit :  » Ne pas dénoncer, c’est collaborer. Se taire est un crime.« 

Donc, même si ce n’est qu’un peu, si ça semble dérisoire, faire quelque chose est toujours mieux que rien. Alors, dénonçons ! C’est déjà agir un peu.

De l’importance de se regarder les yeux dans les yeux

Hier, j’ai été invitée à une rencontre, un cercle de discussion au cours duquel les personnes présentes – qui ne se connaissaient pas au préalable – se sont parlées, se sont écoutées, ont échangé ou rebondi sur ce qui était dit.

Le contenu importe peu ici, mais l’expérience dans sa globalité fut très intéressante. Et ma conclusion fut évidente : notre monde crève d’un manque de communication, de vraie communication. Parce que même si tout le monde se gargarise de ses amis Facebook, Twitter & Co…, ce même tout le monde est seul, profondément seul. Et ce, qu’il soit célibataire, en couple, marié, avec ou sans enfants.

Nous manquons cruellement de discussions face à face, les yeux dans les yeux. D’échanges courageux et engageants qui, seuls, peuvent nous transformer, en profondeur. D’une écoute bienveillante qui nous ouvre à nous-mêmes et nous permet d’avancer même si les mots échangés paraissent, à première vue, ne pas nous concerner.

L’Homme, animal social par définition est aujourd’hui sclérosé, retranché dans ses peurs de l’autre, du monde, de demain, de la mort, de la perte… Dans sa peur de l’essence même de la vie.  L’Homme 2.0 serait-il réduit à une machine à consommer, vide et sans sentiments ? A une carte de paiement ? A un puits à envies superficielles et volatiles ? La société actuelle aurait-elle si rapidement réussi à passer outre des milliers d’années d’évolution et à effacer notre besoin de retrouver l’autre, de partager, d’échanger ?

L’Homme n’est jamais aussi grand que lorsqu’il revient en toute humilité à ce qu’il est : un être vulnérable, curieux et empathique.

Ré-humanisons nos échanges, refusons la robotisation de nos vies et de nos envies.

ACTION(S) ?!

Pour envisager un autre avenir, commençons par nous regarder les uns les autres…

  • Vous marchez dans la rue ? Levez la tête, souriez, saluez, respirez.
  • Sur un parking : regardez bien autour de vous avant de vous précipiter sur une place vacante. Rien ne presse et si quelqu’un était là avant vous ou est arrivé en même temps, soyez galant – et ce, que vous soyez un homme ou une femme… Rien ne presse si ce n’est le plaisir du moment.
  • Dans les magasins, ralentissez, réfléchissez à vos actions, à vos achats, refusez d’être happé par un flot, un flux de gens aux caddies qui veulent vous aliéner… Regardez autour de vous, encore une fois, prenez le temps.
  • Au marché, regardez les étals, les producteurs : parlez, échangez… Qui sont-ils ? Que font-ils ? Comment produisent-ils ? Comment est leur vie ?
  • Vous achetez un produit… Quel est son histoire, son parcours, sa provenance ? Par qui a-t-il été fabriqué ? Un artisan ou des mains d’enfants, lointaines et sans visage ?

Puis, par nous aider les uns, les autres…

  • Un homme, une femme (un enfant ?) est assis sur le trottoir, regardons-le, sourions-lui, aidons-le même si ce n’est pas avec de l’argent… Surtout peut-être si ce n’est pas avec de l’argent. (A ce propose, regardez ce lien, il est  très inspirant & donne de belles idées :  https://www.facebook.com/NowThisNews/videos/1148366941920095/
  • Quelqu’un trébuche devant vous, quelqu’un pleure, ne tournons pas la tête, demandons-lui s’il a besoin d’aide.
  • Une personne nous demande de l’argent, et si nous discutions avant de refuser ? Juste une fois pour essayer… Prendre le temps avant de dire non, avant de se retrancher derrière nos peurs, nos convictions, notre quotidien… Pour voir comment ça fait de parler, les yeux dans les yeux. Comment nos tripes réagissent à une confrontation avec un réel tenu à distance…
  • Une entreprise ferme, une ferme doit être vendue ? Soyons curieux, allons rencontrer les gens, cherchons à savoir, à connaître.
  • Vos amis vous manquent, appelez-les.
  • Soyons prêts à tendre la main lorsque l’on sort se promener, qui sait ? ?Notre vie pourrait en être bouleversée.
  • Refusons l’indifférence : être en colère et l’exprimer est Humain. C’est le nier et se taire qui ne l’est pas.
  • Fan des réseaux « sociaux »? : utilisons-les pour s’informer (vérifiez les sources…) et pour agir.

Non, la curiosité n’est pas un mauvais défaut. Et surtout pas lorsqu’elle est bienveillante. Alors, soyons curieux, ouverts et bienveillants. Le changement ne se fera pas dans l’isolement ou la peur mais dans le savoir, l’échange et l’ouverture.

Envie ? Besoin ? Et si…

L’envie… Le besoin… Qu’est-ce que ça veut dire ici et aujourd’hui ? Tendez l’oreille… Partout, on parle de ce dont on a envie, de ce dont on a (ou croit avoir) besoin, de ce qu’on aura bientôt ou de ce que l’on vient d’avoir (en attendant la suite). De péché capital à perte du bon sens, il n’y a qu’un pas…

Et si… et si nous changions d’axe ? Et si nous (ré)apprenions à avoir envie d’apprécier ce que nous sommes, ceux qui nous entourent, notre vie ? Et si nous exploitions encore et encore tout ce que nous avons déjà et dont nous avons parfois oublié l’existence ? Et si nous partagions ce que nous (s)avons ? Et si nous échangions nos (s)avoirs avec des individus qui, comme nous, privilégient l’expérience à l’acte d’achat ?

Et si l’envie, c’était d’aller vers l’autre pour mieux revenir à soi ?

Et si le besoin, c’était de prendre le temps d’apprécier d’être et de respirer ? Lentement. Posément.

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*   ACTION !   *

  • Et si aujourd’hui, je rédigeais une belle liste d’envies et de besoins que je sens vivants en moi et puis – qu’en toute honnêteté (ça ne regarde que moi…) – je supprimais de celle-ci toutes les notions dictées par la société, par les autres, par le « il faut que » et le « c’est comme ça » pour ne conserver que ce qui fait réellement écho à l’Homme que je suis ou que je veux être ?
  • Et si je m’entraînais à reposer tout achat impulsif ? Demain, j’en repose 1, puis 2, puis 3… Le plus dur c’est d’en avoir conscience. Comment faire ? Posez-vous ces questions : en ai-je vraiment besoin ? Serais-je vraiment « mieux » après l’avoir acheté ? [Et moi, je parie que ce sera l’inverse, vous serez mieux après n’avoir PAS acheté 🙂] Aurais-je envie d’autre chose après ? Et après ?
  • Et si demain, je n’allumais pas la télé par réflexe et profitais de ce temps, de cet espace pour ressortir un livre, un CD, un vinyle (si, si!) et me replonger dans son univers, comme ça pour voir ce que ça fait…
  • Et si, dès que j’ai 2 minutes, au lieu d’aller sur mon iPhone pour vérifier les posts Facebook, je requestionnais les mots « envie » et « besoin » pour repenser leur poids, leur signification ?
  • Et si vous allongiez la liste par vos « Et si… » et me les envoyiez, histoire de partager ?