Open Letter to Tepco

f3ff49857fa53d9540b5dbca00d0e5de

[Français en dessous]

[English]

I just learned that you have received authorisation from the Japanese government to dump 770,000 tonnes of radioactive water into the ocean. Why? Because you no longer know how to manage the storage of contaminated water accumulated since the Fukushima nuclear accident!

How can I put this into words? Well I am absolutely against it. No derision, no cynicism in this statement. Just my opinion. Being one of hundreds, thousands, millions of women and men of the world who, I remind you, share the same Earth as you and over whom you have no rights or jurisdiction whatsoever. When defending your private interests, your company has some basic duties with regards to us. And destroying our world is not one of them.

You played with fire and you lost. This is your problem and yours alone. Under no circumstances does humanity have to pay the cost. The first and foremost priority is for your incompetence to be recognised, and the world should be locking arms to find a solution together. And I’m talking about a real solution, because dumping 770,000 tonnes of dirty, polluted, poisoned water into the sea is not an option. It’s just additional evidence of your incompetence, your contempt for the world and life itself. The vulgarity of that gesture is just as enormous as your arrogance has been since the accident on April 11, 2011.

I am tired/indignant/astonished/revolted/sickened to see our ecosystem, our world, life itself and all the beauty that goes with it, ravaged this way. Tired/indignant/astonished/revolted/sickened to hear again and again how companies, defying popular outcry, are jeopardising our very existence in the name of profits for a handful of individuals. And you, dear Handful of Individuals, dear fellow humans (since at least we have that in common), do you have even a flicker of a soul? In the absence of a soul, do you have children, friends, loved ones? And failing all that, look around: you should be able to find a mirror amongst all the wealth you’ve amassed… OK, got one? Good, now stand in front of it for a few seconds. Forget about everything else and take the time to look at yourselves. Yeah, you. Not your defects, not your qualities (I couldn’t give a shit about your pretty eyes or the nose you think is too wide). No, really look at yourselves. Look at the human beings you are. If you’re unable to do that, look for the child you once were only a few short years ago, hiding there inside you, somewhere. That’s right, look hard… OK, have you find him? Now look in his eyes and tell him that for him, for all the children of the world, it is (high) time to stop this!

Of course, I’m addressing Tepco with this message. Obviously the Japanese government as well. And all governments of the world. All employees and shareholders of all companies that destroy our world. But I’m likewise addressing you, women and men, outraged just as I am. Powerless. Frustrated. But alive. Those who fight a little or others who fight like crazy; those who have given up and who’ve stopped believing they can make a difference; and those that still haven’t risen up, who are scared to believe it.

The world cannot remain deaf to the announcement of such news.

That ocean is our ocean. The world is everybody’s backyard. Water dumped there will soon be everywhere, and tomorrow you’ll be finding it where you live. Whatever you think, one fine day very soon, the sea you are swimming in will be that water. It’s a fact.

Fellow humans, since it’s our survival at stake, let’s mobilise to stop a handful of nutcases from spelling death for our future. And when I say our future, I’m talking about yours: the future of the reader of these lines. Not only your children’s future. Yours.

Let’s mobilise so that, together, we can find solutions. Today for the Tepco case. Tomorrow for others. We don’t have a choice. We have to act. And fast.

That a company or a country should decide, with full impunity, to knowingly contaminate our world is intolerable.

*August 1st – Follow up / News: Sign the petition

***

[Français]

Je viens d’apprendre que vous avez reçu l’autorisation du gouvernement japonais de déverser 770 000 tonnes d’eau radioactive dans l’océan. Pourquoi ? Parce que vous ne saviez plus gérer le stock accumulé depuis l’accident nucléaire de Fukushima.

Comment dire ? Eh bien moi, je ne suis absolument pas d’accord. Aucune dérision, aucun cynisme dans cette déclaration. Juste mon opinion. Que je sais être celle de centaines, de milliers, de millions de femmes et d’hommes dans le monde qui, je vous le rappelle, partagent la même Terre que vous et sur lesquels vous n’avez aucun droit. Votre société défendant des intérêts privés, vous avez envers nous, tout au plus, des devoirs. Et détruire notre Monde n’en fait pas partie. Que vous ayez joué aux apprentis sorciers et que vous ayez perdu, est votre problème et le vôtre uniquement. L’Humanité ne doit en aucun cas en payer les frais. Que votre incompétence soit reconnue et qu’ensemble, le monde se serre les coudes pour trouver une solution est la seule urgence. Et je parle d’une véritable solution car déverser dans l’océan 770 000 tonnes d’eau polluée, souillée, empoisonnée n’est pas une option. C’est juste la preuve supplémentaire de votre incompétence, de votre mépris du monde et de la vie, dans un geste tout aussi vulgaire que la suffisance qui  est la vôtre depuis ce sinistre 11 avril 2011.

Je suis fatiguée/indignée/sidérée/révoltée/écœurée de voir notre écosystème, notre monde, la Vie dans son essence et sa beauté ravagés. Fatiguée/indignée/sidérée/révoltée/écœurée d’apprendre sans répit que des entreprises qui se jouent de l’Homme mettent en péril notre existence au nom de profits destinés à une poignée d’individus. Mais vous, chère poignée d’individus, chers amis humains puisque nous avons au moins cela en commun, n’avez-vous donc point d’âme ? A défaut d’âme, n’avez-vous point d’enfant, d’amis, de gens que vous aimez ? A défaut de tout cela, cherchez bien, vous devriez au moins trouver un miroir dans tout ce que vous avez amassé… C’est bon, vous l’avez ? Bien, alors posez-vous quelques instants. Déconnectez-vous de tout et prenez le temps de vous regarder. Oui, vous. Pas vos défauts, pas vos qualités (je me contrefous de vos beaux yeux ou de votre nez trop épais), non regardez-vous vraiment. Regardez l’être humain que vous êtes.  S’il se fait difficile à trouver, cherchez l’enfant que vous étiez il y a quelques petites années de cela et qui se cache là, quelque part. Si, si, cherchez bien… C’est bon vous l’avez ? Alors regardez-le et dites-lui, yeux dans les yeux que pour lui, pour tous les enfants du monde, il est (grand) temps d’arrêter tout cela !

Ce message je l’adresse à Tepco, bien sûr. Au gouvernement japonais évidemment. A tous les gouvernements du Monde. A tous les employés ou actionnaires de toutes les entreprises qui détruisent notre Monde. Mais je l’adresse également à vous tous, femmes et hommes, outrés comme moi. Impuissants. Frustrés. Mais vivants. A ceux qui se battent un peu ou comme des fous, à ceux qui ont baissé les bras et qui n’y croient plus, à ceux qui ne les ont pas encore levés et ont peur d’y croire.

Le monde ne peut rester sourd à l’annonce d’une telle nouvelle.

Cet océan est le Nôtre. Il est notre jardin à tous. L’eau déversée là-bas se retrouvera bientôt partout et demain, elle sera chez vous, où que vous habitiez. Quoi que vous en pensiez, un jour de juillet très prochain, la mer dans laquelle vous nagerez sera cette eau là. C’est un fait.

Frères humains, puisque c’est de notre survie dont il s’agit, mobilisons-nous pour qu’une poignée de fous cesse de condamner notre avenir. Et quand je dis notre avenir, je parle du tien, à toi qui lis ces lignes. Pas uniquement celui de tes enfants. Du tien.

Mobilisons-nous pour que tous ensemble, nous trouvions des solutions. Aujourd’hui pour le cas Tepco. Demain pour tous les autres. Nous n’avons plus le choix. Il faut agir. Et vite.

Qu’une entreprise ou qu’un pays décide en toute impunité de contaminer sciemment notre Monde n’est pas tolérable.

*Le 1/8/2017 – Suite / Actualité : Signez la pétition

 

La fontaine de Luglon ou la métaphore du jmenfoutisme humain

Aujourd’hui, je m’en vais vous conter une petite histoire.

Il était une fois, un bien joli petit village perdu – ou protégé, c’est selon – au cœur de la non moins délicieuse Haute Lande. Un bien joli petit village abritant environ 323 âmes et dont l’accueillante place du village fleure bon la France qui fait du bien.

Un bien joli petit village, disais-je, dans lequel je me suis rendue pour découvrir un lieu magnifique, un lieu comme on en voudrait partout : une maison des Alternatives, un lieu intergénérationnel… appelez-le comme vous voudrez. Un de ces lieux censés attirer les citoyens – jeunes et vieux, petits et grands, riches et pauvres – qui veulent prendre les choses en main, qui osent repenser leur monde et n’ont pas peur de questionner leur vie et leurs habitudes. Un de ces lieux dans lequel on se regroupe, on communique, on échange, on (re)-construit, on rêve et on agit.

Et si l’essence du projet est superbe, le lieu physique qui l’abrite ne l’est pas moins. Loin de tous les clichés des maisons des associations froides, vides et impossibles à chauffer que l’on se voit prêter par les municipalités, celle-ci est une superbe bâtisse à l’âme virevoltante, remise à neuf par trois paires de mains de fées et quelques lutins et repeinte avec des couleurs chatoyantes qui feraient décoller les esprits les moins inspirés. Mise à disposition et refaite grâce à l’appui pas que psychologique de son propriétaire, un très joli Monsieur qui est très heureux de participer ainsi à un projet prônant de si belles valeurs, la maison Garbay comme elle se fait appeler, se targue en plus de trôner sur la place du village.

Tout va bien dans le meilleur des mondes, me direz-vous ? Eh bien, c’est là où le bât blesse.

Assise sur une pétulante chaise-palette à siroter mon café, je remarque une fontaine (pas très jolie d’ailleurs) au centre de la place. Une voiture vient à passer, la fontaine se met à jaillir. Je suis intriguée… Quelques minutes plus tard, un camion passe dans l’autre sens… la fontaine se déclenche à nouveau. Je regarde à deux fois ma tasse de café, doute un instant de son contenu puis décide de m’en ouvrir aux personnes autour de moi.

Et là, m’est révélée une histoire extraordinaire !

Contre toute attente, cette fontaine n’est pas seulement une fontaine : c’est une oeuvre d’art. Une oeuvre d’art dont la beauté n’a d’égale que son ingéniosité puisque l’artiste qui en est le père a surement dû se dire « qu’une fontaine qui jaillit tout le temps, c’est chiant » (bon, j’abrège son raisonnement…) alors pourquoi ne pas créer plutôt une fontaine avec détecteur de mouvement qui ne se déclencherait qu’au passage d’individus ou de véhicules à proximité ? Je vous entends déjà ! Et alors, pourquoi pas ? C’est pas si mal vu… L’art, c’est l’art.

Attendez, je ne vous ai pas tout dit. En ces temps de restrictions budgétaires (la fontaine appartient à la mairie – donc la mairie paye l’eau – donc les citoyens payent l’eau… vous me suivez ?), en ces temps de COP 21-22-etc. et d’économie urgente des ressources et en ces temps de campagnes publicitaires à coups de Moi quand je me lave les dents, je ferme le robinet !, et bien, mademoiselle La Fontaine-Oeuvre d’art se paye le luxe… d’être en circuit OUVERT ! Ce qui veut dire qu’à chaque passage à proximité, l’eau publique jaillit, puis s’écoule, se répand, se perd sur le sol de la place centrale. Bref, elle est gâchée – tout comme le sont d’ailleurs les deniers des habitants de Luglon.

img_0195

ACTION ?!

Ce n’est pas grave ? Il y a pire comme problème ? Oui, bien sûr il y a pire !

Mais j’ai trouvé que la fontaine de Luglon était un bel exemple du jmenfoutisme des municipalités, des citoyens et des Hommes en général.

On passe tous les jours à côté de gâchis évidents, de choses répréhensibles qui nous concernent directement (je le répète encore une fois : les citoyens de Luglon payent pour cette eau gâchée) et dont nous sommes parfois même les acteurs passifs (les citoyens activent la fontaine à chaque fois qu’ils passent devant ! C’est énorme quand on y pense…) – mais on l’accepte, on ne fait rien.

C’est comme ça. On a d’autres problèmes. On a autre chose à faire. On s’en fout. C’est la faute de l’Etat. C’est la fatalité.

Et si on faisait passer le mot que l’Etat, la fatalité, les autres problèmes pourraient en fait se volatiliser si on faisait tous notre part ? Si on se décidait à ne plus baisser les yeux ou à détourner le regard lorsque quelque chose nous gênait ? Si, on se rendait compte qu’en parlant, qu’en s’y mettant à plusieurs, tout était en fait si simple à résoudre ?

En espérant que l’ouverture de la Maison Garbay permette aux citoyens et à la municipalité de questionner les bienfaits de cette fontaine. Et qui sait ? De la repenser pour qu’elle devienne enfin un bel exemple de sobriété artistique.

Puiser au fond de soi. Bien profond parfois…

Lorsque les jours sont troubles et gris, il faut puiser parfois très profond pour revenir à l’essentiel. Lorsque tout vacille, il n’y a que nous, notre Soi, qui puisse aider à ne pas nous perdre dans un brouillard peu avenant. Rappelons-nous bien : nous sommes notre propre phare, notre propre lumière. Nous sommes à la barre de notre bateau et nous seuls connaissons la voie qui doit être la nôtre. Nous sommes notre propre nageur et il ne tient qu’à nous de donner ce petit coup de pied salvateur qui nous fera remonter à la surface lorsque nous penserons toucher le fond. Nous – vous et moi – sommes autant que quiconque – si, si ! en mesure de changer le monde de demain. A nous de ne pas en douter, de ne jamais baisser les bras et d’agir pour que ce monde soit meilleur pour ceux qui nous suivent…

Lorsque les jours sont troubles et gris comme le sont les nouvelles ces derniers temps, il est donc plus que jamais temps de se recentrer et de réfléchir à ce que NOUS voulons. Il est de notre devoir de ne pas se laisser emporter par la vague destructrice des news à gogo qui, si l’on n’y prend garde, nous submerge en quelques instants. Ce flot d’informations est assourdissant, destructeur et dangereux. Il nous fait nous sentir si petit, si faible, si rien… Et il ne fera de nous qu’une bouchée, nous empêchera de remonter à la surface, nous noiera même si nous n’y prenons garde !

Facile à dire… Euh, mais on fait comment ?

amour

1 – Y croire

Nous devons croire en nous, en ce que nous voulons. Cessons de dépenser notre énergie à combattre des pseudo-peurs, des cauchemars, des « et si… » chargés de nos pires frayeurs et mettons tout ce que l’on a de beau et de positif au service de nos rêves. Aujourd’hui, les gens partagent à qui mieux mieux ce qu’il y a de pire – controns-les sans perdre un instant en PARTAGEANT NOS RÊVES. Rêvons  ! Seuls, chez nous ou entourés. Dans nos murmures ou à haute voix. Osons rêver ! 24h/24. Rêvons, rêvons, rêvons ! Pas ce soir, pas demain, mais dès maintenant.

2- Le vouloir

Lorsque nous voulons que les choses changent, lorsque nous y croyons vraiment, elles changent. Notre boulot : faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas se laisser décourager ! Bien s’entourer, se déconnecter des réseaux et autres abreuvoirs à peurs assourdissantes, éteindre télé et radio si elles nous déstabilisent au point de nous mettre en péril. Aidons-nous pour ne pas fléchir. Ainsi protégés, épargnés, notre volonté restera intacte.

3- Agir

Oui, il faut FAIRE. Soyons riches d’idées et d’initiatives, surprenons-nous tous les jours d’être en mesure de rebondir. Surprenons-nous pour surprendre ceux qui nous entoure et peu à peu élargir le cercle autour de nous. La bonne énergie ricoche, à nous de décider de lancer la pierre.

4 – Se regouper

« Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà une réalité. L’utopie partagée c’est le ressort de l’Histoire » (Elder Camara)

Tout est dit. Ne restons pas seul. Aidons-nous en nous regroupant, en partageant, en grandissant ensemble. L’énergie circulera d’autant mieux qu’elle sera partagée et nourrie par d’autres envies, d’autres rêves qui viendront alimenter les nôtres. Entrons dans ce cercle vertueux qu’est la relation humaine lorsqu’elle est positive. Persuadons-nous qu’ensemble nous pourrons aller plus loin.

Et last but not least comme diraient nos amis américains (si, si,…) :

5-  AIMER

Aimons la vie, la nature, les Hommes, notre prochain. Seul l’Amour est capable de rendre l’Homme digne et libre. Seul l’Amour peut nous amener à nous dépasser. Aimons-nous au lieu d’aimer les choses. Revenons à l’essentiel, à ce qui a une véritable valeur. Non, non, restez-là ! Cet article n’a rien de religieux ! Et quand bien même, si les Religions ne prônaient qu’Amour, elles seraient mes meilleures amies… Alors, qui que nous soyons, en période de doutes, de troubles, d’incertitudes ou d’élections malsaines, tournons-nous vers l’Amour plutôt que vers la peur. Et si nous n’obtenons pas de réponse immédiate, nous savons au moins que nous regardons dans la bonne direction.

Allez, courage. Et malgré les apparences, Orange is not the new Black. A bon entendeur, salut.

Et si nous leur transmettions l’envie de rechercher le bien, le bon, le beau ?

Ah nos adorables chérubins ! Combien de nuits blanches à se demander ce qu’il est véritablement important de leur transmettre, les vraies valeurs qui leur serviront demain, les actes qui comptent véritablement, ce qui fera d’eux de belles personnes…

Les réponses ? L’éducation. Les diplômes. Les diplômes. Et les diplômes…

Mais doit-on vraiment éduquer un enfant ? Est-ce là notre rôle ? Les superviser, les diriger, les formater ? Ne devrions-nous pas plutôt être là pour les guider, les sécuriser, baliser le chemin qu’ils ont choisi de parcourir, leur dire que quels que soient leurs choix, nous sommes là pour eux, que nous les épaulons et le ferons quoi qu’il advienne ?

Et si nous orientions différemment ce que l’on appelle aujourd’hui l’Education ? Si, au lieu de rechercher la compétition et l’individualisme, au lieu de vouloir être le meilleur et avoir ce qu’il y a de mieux, de plus, de $$$, nous encouragions les prochaines génération à rechercher le bien, le bon, le beau ? Sérieusement. Fermez les yeux et imaginez un peu… Notre monde, notre cadre de vie, notre vie n’en seraient-ils pas délicieusement plus agréables?

we-are-changing-the-world

ACTION ?!

En attendant que les programmes scolaires s’adaptent, nous adultes – parents ou non, qu’importe ! – montrons l’exemple. Esquissons le monde dont nous rêvons pour que jour après jour, ces petits magiciens le créent, le dessinent grâce à leur comportement :

  • Asseyons-nous à côté de ceux qui sont seuls pour qu’ils fassent de même.
  • Soyons gentils pour qu’ils le soient aussi et l’essaiment autour d’eux
  • Proposons notre aide pour qu’à leur tour, ils sachent tendre la main
  • Offrons notre amitié à ceux qui sont seuls pour qu’ils n’aient jamais envie de tourner le dos à ceux qui en ont besoin
  • Encourageons-les pour qu’ils n’aient pas peur d’encourager les autres
  • Développons notre empathie pour que la leur bouillonne
  • Partageons sans compter pour que recevoir ne soit jamais une fin en soi

Le bon, le bien, la beauté, le monde a-t-il vraiment besoin d’autres ingrédients ?

« Putain, on fait quoi ? »

le-cri

Ce cri, je l’ai silencieusement poussé sur ma page Facebook en commentaire à cette page : http://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-idees/alep-lapocalypse.

Pourquoi ai-je donc écrit cela, sachant fichtre bien que Facebook n’est qu’une vitrine, et à fortiori une vitrine sur laquelle je me refuse en temps normal à polémiquer. Perte de temps, d’énergie. Geste stérile dans un univers à la virtualité parfois pesante.

Mais là, je n’ai pas pu me taire, seule que j’étais face à ce tsunami d’horreur. Ce cri, je l’ai donc poussé par dépit, par impuissance, par ras-le-bol de voir des droits bafoués, des vies volées, des êtres humains déchirés, au nom de qui, de quoi ? De l’argent, du pouvoir, de la guerre des « grands »… Ce cri n’appelait pas de réponse, et encore moins une réponse de ma part.  Ce cri était celui d’un être humain bouleversé par la marche du monde qui transmettait une information à ses congénères dans l’espoir de… de quoi?

Et contre toute attente, ce commentaire a déclenché des réponses qui m’ont encore plus bouleversée… « Tu proposes ? », « On attend quoi pour faire quoi ?  » Je ne comprends tout simplement pas l’intérêt de telles apostrophes. Ma question était évidemment rhétorique. Je n’ai pas de réponse à apporter, moi petite citoyenne lambda choyée dans une vie privilégiée comparée à l’horreur que je pointais du doigt. Que pourrais-je bien répondre ? Que des lois existent, qu’elles sont bafouées, que des crimes de guerre sont proférés et que personne ne fait rien, que les journalistes devraient plus couvrir et creuser le pourquoi de tels événements, que les politiques devraient faire ci ou ça ? Mon petit « Je » ne peut rien faire, là tout de suite. J’en ai bien conscience et c’est pour cela que ce cri a été poussé. Je crève d’impuissance. Mais être interpellée, montrée du doigt et me faire culpabiliser parce que je souligne, je partage, ces horreurs me laisse sans voix…

Ne rien dire serait donc plus digne ? Se taire parce que l’on se sait (ou l’on se croit) impuissant serait la marche à suivre ? Fermer sa gueule quand le monde part en vrille serait donc la solution ? Et se servir de Facebook pour ne partager que des choses drôles et inutiles et nier l’état du monde dans lequel on vit ? Ce n’est pas pour moi.

ACTION ?!

Non, mon petit « Je » n’a pas LA solution mais encore une fois j’ose croire que des milliers de « Je » réunis peuvent faire se soulever des nations et changer l’ordre du monde. Ce ne serait pas la première fois. Mon petit « Je » n’a pas la prétention d’avoir les clés de ce monde de fous, bien évidemment, mais il a envie qu’il aille mieux. Ne serait-ce qu’un peu.

Je me souviens d’une phrase apprise dans mon enfance, et qui est restée à jamais gravée dans mon esprit :  » Ne pas dénoncer, c’est collaborer. Se taire est un crime.« 

Donc, même si ce n’est qu’un peu, si ça semble dérisoire, faire quelque chose est toujours mieux que rien. Alors, dénonçons ! C’est déjà agir un peu.

De l’importance de se regarder les yeux dans les yeux

Hier, j’ai été invitée à une rencontre, un cercle de discussion au cours duquel les personnes présentes – qui ne se connaissaient pas au préalable – se sont parlées, se sont écoutées, ont échangé ou rebondi sur ce qui était dit.

Le contenu importe peu ici, mais l’expérience dans sa globalité fut très intéressante. Et ma conclusion fut évidente : notre monde crève d’un manque de communication, de vraie communication. Parce que même si tout le monde se gargarise de ses amis Facebook, Twitter & Co…, ce même tout le monde est seul, profondément seul. Et ce, qu’il soit célibataire, en couple, marié, avec ou sans enfants.

Nous manquons cruellement de discussions face à face, les yeux dans les yeux. D’échanges courageux et engageants qui, seuls, peuvent nous transformer, en profondeur. D’une écoute bienveillante qui nous ouvre à nous-mêmes et nous permet d’avancer même si les mots échangés paraissent, à première vue, ne pas nous concerner.

L’Homme, animal social par définition est aujourd’hui sclérosé, retranché dans ses peurs de l’autre, du monde, de demain, de la mort, de la perte… Dans sa peur de l’essence même de la vie.  L’Homme 2.0 serait-il réduit à une machine à consommer, vide et sans sentiments ? A une carte de paiement ? A un puits à envies superficielles et volatiles ? La société actuelle aurait-elle si rapidement réussi à passer outre des milliers d’années d’évolution et à effacer notre besoin de retrouver l’autre, de partager, d’échanger ?

L’Homme n’est jamais aussi grand que lorsqu’il revient en toute humilité à ce qu’il est : un être vulnérable, curieux et empathique.

Ré-humanisons nos échanges, refusons la robotisation de nos vies et de nos envies.

ACTION(S) ?!

Pour envisager un autre avenir, commençons par nous regarder les uns les autres…

  • Vous marchez dans la rue ? Levez la tête, souriez, saluez, respirez.
  • Sur un parking : regardez bien autour de vous avant de vous précipiter sur une place vacante. Rien ne presse et si quelqu’un était là avant vous ou est arrivé en même temps, soyez galant – et ce, que vous soyez un homme ou une femme… Rien ne presse si ce n’est le plaisir du moment.
  • Dans les magasins, ralentissez, réfléchissez à vos actions, à vos achats, refusez d’être happé par un flot, un flux de gens aux caddies qui veulent vous aliéner… Regardez autour de vous, encore une fois, prenez le temps.
  • Au marché, regardez les étals, les producteurs : parlez, échangez… Qui sont-ils ? Que font-ils ? Comment produisent-ils ? Comment est leur vie ?
  • Vous achetez un produit… Quel est son histoire, son parcours, sa provenance ? Par qui a-t-il été fabriqué ? Un artisan ou des mains d’enfants, lointaines et sans visage ?

Puis, par nous aider les uns, les autres…

  • Un homme, une femme (un enfant ?) est assis sur le trottoir, regardons-le, sourions-lui, aidons-le même si ce n’est pas avec de l’argent… Surtout peut-être si ce n’est pas avec de l’argent. (A ce propose, regardez ce lien, il est  très inspirant & donne de belles idées :  https://www.facebook.com/NowThisNews/videos/1148366941920095/
  • Quelqu’un trébuche devant vous, quelqu’un pleure, ne tournons pas la tête, demandons-lui s’il a besoin d’aide.
  • Une personne nous demande de l’argent, et si nous discutions avant de refuser ? Juste une fois pour essayer… Prendre le temps avant de dire non, avant de se retrancher derrière nos peurs, nos convictions, notre quotidien… Pour voir comment ça fait de parler, les yeux dans les yeux. Comment nos tripes réagissent à une confrontation avec un réel tenu à distance…
  • Une entreprise ferme, une ferme doit être vendue ? Soyons curieux, allons rencontrer les gens, cherchons à savoir, à connaître.
  • Vos amis vous manquent, appelez-les.
  • Soyons prêts à tendre la main lorsque l’on sort se promener, qui sait ? ?Notre vie pourrait en être bouleversée.
  • Refusons l’indifférence : être en colère et l’exprimer est Humain. C’est le nier et se taire qui ne l’est pas.
  • Fan des réseaux « sociaux »? : utilisons-les pour s’informer (vérifiez les sources…) et pour agir.

Non, la curiosité n’est pas un mauvais défaut. Et surtout pas lorsqu’elle est bienveillante. Alors, soyons curieux, ouverts et bienveillants. Le changement ne se fera pas dans l’isolement ou la peur mais dans le savoir, l’échange et l’ouverture.

On vote pour qui en 2017 ?

Bon, l’échéance se rapproche à grands pas et plus ça va, plus je me dis qu’on est mal…

La politique n’est pas une fin en soi, soit, mais c’est quand même elle qui dirige le monde… Enfin, pardon, c’est l’économie qui dirige le monde en dictant aux politiques ce qu’ils doivent faire, les lois qu’ils doivent voter, les pays qu’ils doivent bombarder ou ceux à qui ils doivent vendre des armes ou des OGM. Mais comme démocratie et économie ne sont pas intimement liées, il ne nous reste donc que les élections pour tenter d’asseoir quelqu’un de bien à la tête de notre pays. Tout le challenge est donc de trouver LE politique qui n’a rien à faire des lobbies, des influences, du pouvoir… Bref, un politique qui ne peut pas – selon cette définition – être un politique.

Le chômage, le pouvoir d’achat, l’immigration, les attentats seront les thèmes phares de l’élection présidentielle.

Petit rappel : la France est un pays situé sur une planète. Et les français sont des êtres humains habitant dans un pays situé sur la même planète. Et ladite planète abrite plus de 7 milliards d’individus qui tous doivent travailler pour se nourrir et vivre – ou survivre – et dealer avec les voisins, parce que c’est sûr qu’à plus de 7 milliards, on se marche sur les orteils. D’autant qu’avec le réchauffement climatique, la surface habitable diminue (eh oui, les terres sont englouties par la mer qui grossit, qui grossit…) et les conflits liés aux voisins qui déménagent parce que chez eux ce n’est plus vivable, ne font que commencer. Et les attentats, bah si on continue notre politique de l’autruche (genre : on est dans les meilleurs pour vendre des armes… mais à qui donc  on les vend? Et des armes, ça sert à quoi ?), eh bien ils ne stopperont pas. Cela étant dit, on se dit que nous partageons tous sur Terre les mêmes problèmes et que les politiques français ont bien tort de se la péter avec leurs grands airs de j’ai découvert la lune en rabâchant ces thèmes de campagne à chaque occasion.

Décortiquons : en gros, on nous dit que les problèmes cruciaux de notre pays sont la résolution de notre problème de chauffe-eau, le changement de notre frigo qui consomme trop et la mise sur cale de notre machine à laver MAIS on omet juste de nous dire que le toit de notre maison est arraché et que les murs sont fissurés.

Oui, parce que s’il y a UN problème que nous partageons tous, Humains que nous sommes, et qu’il est urgent de résoudre si nous voulons encore longtemps avoir à nous faire la guerre sur les autres sujets, c’est bien celui du réchauffement climatique.

Oui, le climat se détracte et le chemin que nous empruntons suit la route la plus pessimiste décrite par les scientifiques. Les sécheresses, les inondations, les tempêtes se font plus nombreuses.et on nous balance au flash infos de 17h qu’il « faut s’y habituer parce que ça va devenir la norme « avant de devenir pire (i.e. ingérable)… Et ce sujet crucial pour l’avenir et la survie de l’HOMME n’est même pas abordé par des politiques qui prétendent pourtant se soucier du sort des Français et vouloir prendre en charge le destin de notre Nation.

Vous ne trouvez pas ça bizarre, vous ? Vous ne vous dites pas qu’il y a un truc qui ne va pas ? Eh bien moi, si. Et je me dis que ces individus aujourd’hui en lice sont des irresponsables et des menteurs (ou des inconscients, ou les deux, ou les trois) parce que, que sera notre pays si la Terre n’est plus en mesure de nous abriter ? Je pose sérieusement la question.

Alors, on fait quoi ? Une fois encore, je pose sérieusement la question.

P.S. : Léo ne se présente pas en 2017, en tout cas pas que je sache…

Envie ? Besoin ? Et si…

L’envie… Le besoin… Qu’est-ce que ça veut dire ici et aujourd’hui ? Tendez l’oreille… Partout, on parle de ce dont on a envie, de ce dont on a (ou croit avoir) besoin, de ce qu’on aura bientôt ou de ce que l’on vient d’avoir (en attendant la suite). De péché capital à perte du bon sens, il n’y a qu’un pas…

Et si… et si nous changions d’axe ? Et si nous (ré)apprenions à avoir envie d’apprécier ce que nous sommes, ceux qui nous entourent, notre vie ? Et si nous exploitions encore et encore tout ce que nous avons déjà et dont nous avons parfois oublié l’existence ? Et si nous partagions ce que nous (s)avons ? Et si nous échangions nos (s)avoirs avec des individus qui, comme nous, privilégient l’expérience à l’acte d’achat ?

Et si l’envie, c’était d’aller vers l’autre pour mieux revenir à soi ?

Et si le besoin, c’était de prendre le temps d’apprécier d’être et de respirer ? Lentement. Posément.

girl-backpack-thinking-sunset-field-fence

*   ACTION !   *

  • Et si aujourd’hui, je rédigeais une belle liste d’envies et de besoins que je sens vivants en moi et puis – qu’en toute honnêteté (ça ne regarde que moi…) – je supprimais de celle-ci toutes les notions dictées par la société, par les autres, par le « il faut que » et le « c’est comme ça » pour ne conserver que ce qui fait réellement écho à l’Homme que je suis ou que je veux être ?
  • Et si je m’entraînais à reposer tout achat impulsif ? Demain, j’en repose 1, puis 2, puis 3… Le plus dur c’est d’en avoir conscience. Comment faire ? Posez-vous ces questions : en ai-je vraiment besoin ? Serais-je vraiment « mieux » après l’avoir acheté ? [Et moi, je parie que ce sera l’inverse, vous serez mieux après n’avoir PAS acheté 🙂] Aurais-je envie d’autre chose après ? Et après ?
  • Et si demain, je n’allumais pas la télé par réflexe et profitais de ce temps, de cet espace pour ressortir un livre, un CD, un vinyle (si, si!) et me replonger dans son univers, comme ça pour voir ce que ça fait…
  • Et si, dès que j’ai 2 minutes, au lieu d’aller sur mon iPhone pour vérifier les posts Facebook, je requestionnais les mots « envie » et « besoin » pour repenser leur poids, leur signification ?
  • Et si vous allongiez la liste par vos « Et si… » et me les envoyiez, histoire de partager ?

Dépassé(e) ?

Aïe, combien de fois ai-je entendu :

  • C’est trop gros pour toi !
  • Tu ne peux pas sauver le monde à toi toute seule.
  • Si tu crois que c’est parce que tu coupes l’eau quand tu te brosses les dents que la Terre va aller mieux…
  • Tu tries tes déchets et les entreprises pendant ce temps continuent de polluer.
  • Tu éteins tes lumières, mais les grands magasins restent allumés 24h/24, 7j/7 !
  • Tu manges moins de viande pour ne pas tuer d’animaux, mais regarde chez ton boucher : ils sont déjà morts. Alors, si en plus on ne les mange pas, ils seront morts pour rien !
  • Si on commence à réfléchir, on ne mange plus rien !

Toutes ces petites phrases – prononcées comme si de rien n’était – ont en commun le fait de déresponsabiliser à la fois l’individu auquel elles s’adressent et celui qui les prononce. Elles sont des excuses que les autres nous offrent (drôle de cadeau…) pour ne pas agir, repousser ou nous faire nous sentir mal… Et petit à petit, la société a pris le pas sur ces réflexions personnelles et aujourd’hui, c’est elle qui donne le ton,

…Un problème surgit ? Il est désormais quasiment impossible ne serait-ce que de localiser la personne en charge de le résoudre !

  • Une marée noire suite à un accident sur une plateforme pétrolière ? Déterminer le responsable fut une gageure alors que le pétrole extrait est bien vendu par une entreprise dont le nom figure sur chaque tuyau présent sur le site où a eu lieu l’accident ! Et depuis, BP va bien…
  • Une centrale nucléaire est dévastée par un Tsunami, et continue de polluer nos océans et notre environnement depuis plus de 5 ans, et il n’y a aucun responsable avéré à part la faute à pas de chance et à la Terre qui nous a pondu un Tsunami de cette amplitude (enfin, de la faute au tremblement de Terre…).  Tepco poursuit sa route…
  • Et, pour ces deux exemples, je ne parle pas des actionnaires qui jouissent au sommet de cette société lâche et irresponsable. Qui sont-ils ? Où sont-ils lorsque les entreprises – qu’ils financent et dont ils tirent profit lorsqu’elles sont bénéficiaires – détruisent notre planète, notre écosystème et nos vies ? [à développer dans un autre post, beaucoup trop à dire…]
  • Plus près de nous, prenons l’exemple de la panne d’un produit acheté sur le Net ou d’un changement de forfait pour votre portable. Essayez de faire fonctionner la garantie ou d’expliquer votre situation, je vous promets bien du plaisir ! Et qu’on vous balade… Et que vous expliquez et réexpliquez 10 fois, 100 fois votre cas, à 10, 100 individus invisibles et impossibles à localiser physiquement et dont on ne vous donne que le prénom – encore faut-il vouloir croire que c’est vraiment le leur. Impuissant, demandez alors à parler à la personne « en charge » : impossible, elle est toujours partie, en réunion, aux toilettes… En tout cas, elle n’est jamais disponible. Mais existe-t-elle seulement ?

Malheureusement, les exemples de ce genre abondent et rivalisent en absurdité. Et ces entreprises aux responsables-fantômes gagnent pourtant des millions tous les jours… Et sur quel compte va donc l’argent s’il n’y a pas de responsable ?

Mais que font les politiques ? (Ah ! Ah ! Ah! vite,  des responsables !) Ces derniers font de bien piètres exemples en terme de responsabilité, me direz-vous. Je vous l’accorde. Et alors ? Il est de notre responsabilité d’en changer. Ils sont là parce que nous le voulons bien. Nous les élisons. Nous les entretenons. Commençons donc par nous prendre en main (d’aucun dirait soyons le changement que nous souhaitons voir) en refusant ceux qui parlent en notre nom ET présentons, élisons des femmes, des hommes en phase avec nos valeurs.

Quels que soient les constats, aucune raison ne saurait donc justifier notre inaction. Baisser les bras, tourner la tête, parce que d’autres font pire que nous ou regardent ailleurs, est inexcusable et irresponsable. Encore une fois, nous avons les politiques que nous méritons. Et par conséquent, le monde que nous méritons. Et il est plus que temps que nous méritions autre chose parce qu’à force de n’être plus responsables de rien, le monde nous file entre les doigts…

 Notre société crève de l’irresponsabilité des Hommes.

*   ACTION  !   *

images

Agissons mieux pour mériter mieux !

  • Oui, commençons par éteindre l’eau quand on se brosse les dents !
  • Oui, trions nos déchets puis, mieux : passons au zéro déchet !
  • Achetons des produits en adéquation avec nos valeurs et pas forcément avec nos besoins.
  • Voyageons, consommons, vivons en pleine conscience de la réalité dissimulée derrière un packaging vulgairement aguicheur.
  • Communiquons, impliquons nos enfants, montrons-leur la valeur de l’exemple, la valeur des vraies valeurs.
  • Recréons du lien entre les gens, allons à la rencontre des autres : n’acceptons plus les sigles et termes qui déshumanisent (SDF, PMR ou Personne Mobilité Réduite, Migrants…). Nous sommes tous des Hommes.
  • Rejoignons des associations, engageons-nous!
  • Ne reportons plus à demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui pour la Terre, pour l’Homme, pour Nous tous.
  • N’ayons plus honte de refuser de suivre la masse.
  • Ne fermons plus les yeux sur les réalités et agissons lorsque nous savons. Des exemples ? Une certaine pâte à tartiner détruit des forêts pour récupérer son huile de palme, refusons de la manger… Des marques utilisent des enfants pour vous habiller, votre portable est assemblé par de petites mains qui ressemblent à celles de votre enfant… Vous achetez, vous cautionnez. Regarder la vérité en face permet d’être en phase avec son cœur et ses valeurs, et ça, ça n’a pas de prix. Renvoyez la responsabilité à qui elle appartient. Vous achetez ? Vous êtes responsable. Vous refusez ? Vous montrez alors du doigt les responsables et les choses pourront alors commencer à changer.
  • Nous ne pouvons certes pas être partout, tout le temps. Mais « soyons », c’est ce qui compte. Le plus souvent. De plus en plus souvent.
  • Encore une fois : votre plus grand pouvoir, c’est votre CARTE BLEUE. Utilisez-la à bon escient et votez ainsi pour une société meilleure et plus juste.
OULALA… C’est dur !

Vos proches se moquent ? Mettez-les face à leurs propres responsabilité ! Votre job ? Leur transmettre les informations et AGIR ! Lorsqu’ils seront prêts, ils comprendront et agiront à leur tour. Mais surtout : ne les attendez pas !  

Vos enfants vous font des crises de nerfs lorsque vous refusez d’acheter un produit qu’ils adorent, qui est à la mode, que tout le « a » mais qui n’est pas en phase avec vos valeurs ? Expliquez-leur le pourquoi de votre décision et incluez-les dans ce monde dans lequel ils sont déjà acteurs. Passée la frustration, ils seront fiers de leurs parents. Et ils seront fiers de participer à la construction d’un monde sain et équitable. D’un monde durable. Qu’ils seront en charge de léguer un jour, à leur tour.

Et puis, « oui, c’est dur » mais…

Si vous ne le faites pas – si on ne le fait pas – bientôt, il faudra expliquer à nos enfants POURQUOI nous avons laissé détruire LEUR planète, sans rien dire… Et là, nous n’aurons ni excuses, ni plan B.

Donc… à vous, à nous de jouer !

Manger Bio, oui mais !

Ouhlala le sujet qui enflamme…  Allez, je dégaine :

  • manger bio, c’est bobo !
  • c’est une mode !
  • ça coûte cher !
  • ça ne sert à rien
  • qu’est-ce qui te prouve que le bio est vraiment bio ? C’est une arnaque !
  • pfff, c’est un business comme un autre…
  • nos arrière-grands-parents, ils ne mangeaient pas bio etont vécu très vieux (noooooooooon ?) !
  • manger des trucs bio qui viennent de l’autre bout du monde, franchement ça ne rime à rien !
  • manger des trucs bio vendus par de grandes compagnies qui produisent du « conventionnel » (c-à-d des aliments plus « chimiques » que naturels), c’est nourrir le monstre !
  • les champs bio sont entourés – donc contaminés ! – de champs conventionnels alors, le bio ça n’existe pas !
  • faut bien mourir de quelque chose alors, en attendant je me fais plaisir !

Et cette liste est non exhaustive. Of course.

Alors, on reprend pour que les choses soient claires :

  • Manger bio, c’est bobo ! Si vouloir prendre soin de soi, du monde et de ceux qui nous entourent (et qu’accessoirement, on invite à notre table…), c’est bobo : alors ok, Bio, c’est bobo. Et si on veut rentrer dans les rimes et la poésie, pourquoi s’arrêter là et ne pas dire que manger conventionnel, c’est criminel, ou sacrificiel, ou industriel (ou oserais-je poubelle) ?
  • C’est une mode ! Alors, oui, c’est effectivement une mode et de loin celle qui a duré le plus longtemps dans l’histoire de la vie puisque tout le monde mange bio depuis la nuit des temps ! Et qui plus cette mode n’a été relancée  que pour une seule raison : à cause de créateurs qui n’ont rien compris au principe des saisons car avec Mr Conventionnel, pas de Printemps/Eté ou Automne/Hiver : on mange de tout, tout le temps et les an. Les saisons, les rythmes naturels, on s’en fout !
  • ça coûte cher ! Plus on en mangera, moins ça coûtera cher. Parlez-vous, montez des réseaux, plus vous serez forts, plus vous aurez de poids pour faire fléchir les prix ou trouver les bons plans. Et un autre argument : ce n’est pas le bio qui est cher, c’est le conventionnel qui n’est pas au juste prix. Euh… ça veut dire quoi ? ça veut dire que pour avoir les prix qu’on a dans les supermarchés, il y a des  producteurs qui produisent à perte, d’autres (ou les mêmes…) qui doivent tellement baisser leurs coûts (ou augmenter leurs profits…) qu’ils ne respectent ni les conditions de vie de leurs animaux, ni les conditions de travail de leurs employés, il y a des coûts qui ne sont pas pris en compte dans le prix « public » mais que nous payons ou paierons d’une autre manière (coût environnemental
  • Qu’est-ce qui te prouve que le bio est bio  ? Moui, c’est effectivement de plus en plus corsé à faire. Deux points (non développés ici) :  a/ consommer au maximum en circuit-court permet de limiter les risques : rencontrer les producteurs, de discuter, aller sur leur lieu d’exploitation, revenir régulièrement… b/ Industriels & Grande Distribution étant prêts à tout pour grignoter des parts de marché, ils investissent effectivement dans le bio  et produisent ou mettent dans leurs rayons des produits certes labellisés mais pauvres d’un point de vue nutritionnels et désastreux pour le sol et l’environnement. Alors, oui au Bio mais pas à tous les Bio.
  • Pfff, c’est un business comme un autre ! Oui, sauf qu’à choisir, je préfère payer pour manger bio que pour INGÉRER des pesticides, OGM et autres délices phytosanitaires concoctés par l’industrie agroalimentaire.
  • Nos arrière-grands-parents, ils ne mangeaient pas bio et ont vécu très vieux… Ah bon ? Et ils mangeaient quoi alors ??? Ah pardon !! Ce n’était pas labellisé AB mais si, si, c’était du bio – enfin pour être précis : c’était de la nourriture (parce que c’est bien de cela qu’on parle en disant bio !) Eux en effet, ils cultivaient leur jardin pour la plupart, leurs nappes phréatiques étaient encore vierges de toutes les saletés qui les polluent désormais, le terme même de supermarché n’était pas encore inventé et surtout, ils n’avaient pas à lutter au quotidien contre les pesticides et autres produits chimiques disséminés dans l’air et dans nos assiettes par des multinationales adeptes des poisons et autres gadgets assassins (les « E » indéchiffrables, les produits phytosanitaires qu’on n’ose plus appeler pesticides parce que le suffixe -ide ça fait peur!). Alors, oui, ils pouvaient vivre vieux (ou pas mais ça, c’est une autre Histoire…)
  • Manger des trucs bio qui viennent de l’autre bout du monde, ça rime à rien ! Oui, c’est vrai. Et c’est pour ça que j’annonce clairement les limites du bio : pour moi, un produit labellisé AB qui contient de l’huile de Palme ou un magasin soi-disant bio qui te vend des fraises espagnoles en décembre, c’est du foutage de gueule. 
  • Manger des trucs bio vendus par de grandes compagnies qui produisent du « conventionnel », c’est nourrir le monstre. Oui. Donc, encore une fois : achetons local ou à partir d’un réseau que l’on connait. Ou s’il n’y en a pas près de chez nous, créons-en !
  • Les champs bio sont contaminés par les champs conventionnels qui les entourent alors, le bio ça n’existe pas ! Alors, celle-là, elle m’agace ! Tout le monde saute de la falaise autour de toi, alors tu sautes ??? Aidons les producteurs à se convertir ; montrons aux adeptes du conventionnels qu’on produit autant, voire plus avec une agriculture respectueuse de l’environnement ( si, si c’est possible, voir un post ultérieur) en bio ; en tant que consommateurs goûtons les produits issus de l’agriculture traditionnelle (i.e. bio! , oui parce que la tradition, c’est de faire des produits sains et non pesticidés – encore une fois, abus de langage lorsqu’on assimile le conventionnel au traditionnel !) et retrouvons le vrai goût et les vraies couleurs des aliments, admettons que ce qu’ils mettent sur les produits conventionnels TUENT des milliers de personnes, agriculteurs et consommateurs. Soyons cohérents !
  • Faut bien mourir de quelque chose, alors en attendant je me fais plaisir ! Dois-je vraiment argumenter celle-là ? Mmmmh, non.

IMG_2151

Étonnant maïs ancien tiré de ma récolte – sept 2015

ACTION !

Alors, être consomm’acteur de BIO, ce n’est pas juste mettre dans son caddie des produits avec une étiquette verte ?

Non, être un véritable consomm’acteur BIO, c’est : 

  • Acheter local ou circuit court
  • dans la mesure du possible, faire un potager ou en partager un avec des voisins ou en créer un à plusieurs. Et troquer des œufs, des fruits & des légumes !
  • Acheter des produits de saison ou des espèces non menacées
  • Acheter des produits bons pour vous, mais également respectueux de l’environnement ET des lieux et personnes les ayant produits
  • Acheter uniquement ce dont on a vraiment besoin. On n’a pas besoin de TOUT avoir, TOUT le temps. Non, je vous assure…
  • Informer. S’informer.

Et n’oubliez pas : votre pouvoir, c’est votre carte bleue !

PS : dernier truc ! Et si l’on renommait les choses en toute logique ? Le BIO ne s’appellerait plus BIO puisque nous parlons là de produits qui existaient bel et bien AVANT que l’industrie n’y fourre son groin. Mais le CONVENTIONNEL, lui, serait labellisé industriel/chimique/traité/avec modification génétique ou un autre nom  encore plus explicite…

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens arrêtent de les acheter pour que ça ne vende plus ! » 

Coluche